09/01/2011
Antoine De Léocour et Vincent Delory

Ce qui suit devait être publié sur mon blog à la suite de l'assassinat de Michel Germaneau l'année dernière. Le texte ne me convenait pas à l'époque, mais je le mets en ligne aujourd'hui suite aux meurtres de deux jeunes français.
Des mers de sables du Sahel aux confins du désert yéménite en passant par les zones tribales du Nord Waziristan au Pakistan, un même ennemi qu'il faut combattre, celui qui peut, sans aucune considération pour la vie humaine, exécuter de sang froid un homme pour la simple raison que ce dernier provient d'un pays occidental. Supposé chrétien ,donc croisé ,donc kafir et ,considéré à ce titre comme un ennemi à éliminer, la vie d'une personne ne vaut alors pas très cher pour les fondamentalistes dans certaines contrées pas si lontaines.
Les victimes du 11 septembre semblent si lointaines, les raisons de notre présence en Afghanistan si méconnues et notre engagement si décrié, les attentats dont ont été victimes de nombreux citoyens du monde si vite oubliés....
Pourtant l'Europe a été durement touchée ces dernières années, des contreforts caucasien (La prise d'otages de l'école de Beslan en Ossetie du Nord en est un sanglant exemple) aux capitales européennes, Paris il y a 15 ans, Madrid en 2004, Londres en 2005... (Et combien d'attentats déjoués ces dernières années?)
L'assassinat de l'otage français Michel Germaneau au Sahel, revendiqué par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), ne restera pas impuni si l'en on croit les propos très belliqueux tenus cette semaine par notre président de la République.
A l'autre bout du monde, un ancien petit professeur surnommé "Douch" a été condamné cette même semaine à 35 années de prison, peine infligée par tribunal spécial de Phnom Penh chargé de juger les anciens dirigeants khmers rouges. Cette sentence témoigne que, malgré les années, les distances, son extrême lenteur,la justice des hommes peut toutefois dans de nombreux cas exercer sa souveraine autorité.
Un jour, les ravisseurs de Michel devront rendre des comptes. Ceux d'Antoine et de Vincent également.
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