20.12.2009
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Amertume, Colère, Déception, Tristesse, Désaroi, Résignation, voilà quelques sentiments parmi tant d'autres pour décrire l'état moral dans lequel se trouvent, certains les qualifient de « khmers verts », l'ensemble des défenseurs de notre environnement après l'échec du sommet de Copenhague. Sans doute avons-nous « péché par naïveté » en pensant que les principaux décideurs mondiaux feraient abstraction pour une fois de leurs intérêts nationaux respectifs, au nom des générations futures et de l'intérêt général. L'intérêt général, notion primordiale dans un monde capitaliste ou l'égoïsme reste la pierre angulaire du système, tant au plan individuel qu'étatique. Le changement ne viendra pas du haut, mais bien de la base de nos sociétés, de ses citoyens membres d'associations, de groupes de protection de l'environnement.
Le sommet de Kyoto de 1997 avait eu au moins son traité, certes non ratifié par les Etats-Unis, le Sénat y étant hostile et en grande partie non respecté par ses signataires dont la France. Mais il avait au moins le mérite d'exister, de fixer des contraintes, des chiffres, des objectifs. A l'époque, c'était déjà une grande avancée. Depuis malheureusement on ne cesse de régresser malgré des déclarations affirmant l'inverse.
Douze ans plus tard, malgré les importantes recherches scientifiques réalisées dans le domaine de la climatologie, les travaux du GIEC, la prise de conscience planétaire d'un phénomène dont l'homme est en grande partie responsable, le sommet de Copenhague s'est soldé par un échec. Loin d'aboutir à la création d'un nouveau traité, fixant des objectifs clairs à atteindre suivant un échéancier précis, ce sommet a accouché d'un accord sans contraintes et engagements, bref d'un simple chiffon de papier griffonné dans les derniers instants par une petite partie des chefs d'état et de gouvernement des pays les plus industrialisés afin de limiter l'impact politique et médiatique d'un tel fiasco et de sauver ainsi (un peu) la face. La chancelière allemande Angela Merkel estimait ainsi aujourd'hui dans l'hebdomadaire "Bild am Sonntag" que Copenhague constituait « un premier pas vers un nouvel ordre climatique mondial, pas plus mais aussi pas moins". Selon elle quiconque dit « du mal de Copenhague participe aux efforts de ceux qui mettent les freins plutôt que d'avancer ». Avec des premiers pas comme celui là, la route risque d'être vraiment longue et la pente toujours plus dure dans la lutte mondiale contre le dérèglement climatique. Un premier pas pour Angela, « un grand pas » selon le principal conseiller d'Obama. Les Chinois auraient sans doute voulu parler de « grand bond en avant » mais l'expression avait déjà été utilisée dans le passé par Mao avec le succès que l'on connait...Le président de la République française, Nicolas Sarkozy a parlé lors de sa conférence de presse « d'accord positif ». On voit guère ce qu'il y a de positif dans un texte, on ne peut parler d'accord, qui fixent des objectifs louables à long terme mais rien d'autres.
Mais comment ne pas s'attendre en effet à un échec alors que les intérêts nationaux de chacun semblent si irréconciliables. La Chine, premier émetteur de CO2 au monde depuis 2006, devant les Etats-Unis, a calqué, comme bien d'autres pays, son modèle de développement sur celui des puissances occidentales avec toutes les dérives que cela peut entraîner. L'Europe avait déjà fait un pas significatif cette année en promettant de réduire de 20% ses émissions de GES par rapport au niveau de 1990 tout en investissement pour que 20% de son énergie proviennent des énergies renouvelables. Au début du sommet de Copenhague, l'UE avait proposé de porter sa réduction à 30% d'ici 2020, ce qui était un bon pas, mais seulement si elle était suivi par d'autres puissances. L'idée de donner l'exemple et de devenir le moteur mondial de la lutte contre le réchauffement climatique ne semble pas rentrer dans la ligne de compte de nos dirigeants. On reste dans le domaine du marchandage de tapis non dans l'initiative salutaire et altruiste.
Barack Obama, lui, se serait bien passé de ce sommet alors que son pays traverse la pire crise économique depuis celle de 1929. Son industrie automobile par exemple avec General Motors est encore au bord de la faillite comme de nombreux autres secteurs, fort émetteurs de GES. Obama, surtout après 8 années de bushisme, nous reste sympathique, ce qui nous amène souvent à oublier qu'il est avant tout le président des Etats-Unis.
Comment se concerter à 192 ?
Ce sommet a également mis en avant un fait que nous ne connaissions déjà que trop bien à travers le fonctionnement de l'ONU, à savoir la difficulté de se concerter et de discuter avec un si grand nombre de pays présents. D'ailleurs quel poids accordé à chacun dans le processus. Le Lesotho doit il avoir autant de pouvoir de décision que la Chine par exemple ? C'est un débat sans fin. A l'ONU, avec le conseil de sécurité et ses 10 membres non permanents à présence ponctuelle, le débat est difficile et les résolutions sont le fruit d'un long et pénible travail de diplomatie. Avec des résultats que l'on connaît en ce qui concerne l'application des résolutions de l'ONU...
21:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, copenhague, actualités, drôme, blog, écologie, environnement sommet, parti, politique française
Dictionnaire élémentaire du sarkozysme primaire


A
- Africain : Personne, de couleur peuplant le continent africain, qui n'est pas rentrée dans l'Histoire selon le président Sarkozy. (Discours de Dakar). En France, les terminales scientifiques en seront également bientôt exclus.
- Allègement : Les allègements peuvent notamment concerner les charges des entreprises. Selon, Marcel Dassault, milliardaire, sénateur UMP et récidiviste à Corbeil-Essonne, les allègements de charges consenties par les gouvernements de droite depuis 2003, plus de 160 milliards d'euros, n'ont pas crée un seul emploi en France durant cette période. Cette déclaration a été faîte lors de la présentation par la commission des Finances du Sénat d'un rapport intitulé Travail et Emploi.
- Ambassadeur : "Il y a encore plus cons que les préfets (Certains d'entre eux ont été très critiqués par Nicolas Sarkozy, accusés de ne pas en avoir fait assez lors de la campagne de vacination contre la grippe A), ce sont les ambassadeurs" Nicolas Sarkozy.
- Amour : Période de durée variable et inégale. Utilisés à des fins politiques, ces amours surmédiatisés se sont retournés contre notre président avec le départ de Cécilia pour Richard. Un livre entretien réalisé par une journaliste de Gala avec Cecilia a été censuré, passé au pilon après un rendez-vous entre l’éditeur et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Sarkozy Nicolas. (Editions First)
- Autocratie : Qualifie le régime politique français, où le président est irresponsable malgré l'étendu de ses pouvoirs, que se soit pénalement ou devant le parlement. Le président, véritable monarque républicain concentre toujours autant de pouvoirs malgré la rupture tant annoncée avec les pratiques de ses prédécesseurs. Combien de préfets ont été mutés pour n’avoir pas plu au prince. Sarkozy décide seul, les autres n’ont qu’à exécuter, sans broncher. Il est loin le temps du "Je décide et il est exécute" lancé tel un scud par Jacques Chirac à l'encontre de Nicolas Sarkozy en 2004.
- Auvergnat : Personne de couleur qui peut poser des problèmes quand il se retrouve en groupe selon le ministre de l'Intérieur, M Brice Hortefeux. "Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes ". Peut être que Brice Hortefeux parlait d'une personne qui avait les deux qualités, en ayant une couleur de peau prononcée et étant auvergnat. La seule que nous avons en liste, c'est Pierre Laval.
B

- Balkany Patrick : Fils d’immigrés hongrois comme notre président, Patrick Balkany dirige la ville de Levallois-Perret en tandem avec sa femme, Isabelle. Déjà condamné pour ses frasques (Une gâterie avec un Magnum à la main, des travaux effectués dans sa résidence par des employés de la mairie), il a utilisé encore récemment sa mairie et ses employés pour le mariage de sa fille. Pourtant, ami fidèle, il est de tous les voyages de Sarkozy à l’étranger, notamment lors du voyage au Kazakhstan. Selon la France ne compte pas de pauvres...
- Banlieues : Zones de peuplement oubliés des pouvoirs publics et habités par des autochtones dénommés « racailles » Alors que le Plan Banlieue se fait toujours attendre, les sorties du président dans ces lieux de « bannissement » sont encore l’objet de polémiques. Les esprits sont loin d’être apaisés après les émeutes de l’automne 2005.

- Besson Eric : Politicien français et figure même du traître en politique. Le 10 janvier 2007, le Parti socialiste rendait public un ouvrage rédigé par Éric Besson et intitulé L'inquiétante « rupture tranquille » de monsieur Sarkozy dans lequel ce dernier est accusé de dissimuler une idéologie de « néo-conservateur américain à passeport français » Depuis, M Besson est devenu le Monsieur Immigration du président, chargé des basses œuvres et des quotas (Et ici il ne s'agit ni de lait ni de prises en mer...). La citation que l'on prête à Talleyrand ("En politique, il n'y a pas de convictions, il n'y a que des circonstances") lui va à merveille.
- Bide : Expression utilisée pour parler d'un échec, d'une erreur. Synonyme de flop. Le dernier voyage du président à Manaus au Brésil ou la rencontre non prévue et râtée avec Gordon Brown en sont deux illustrations.
- Bling Bling : Qualificatif, d'origine anglo-saxonne, employé pour décrire le début de la présidence de Nicolas Sarkozy. En s'affichant avec des montres hors de prix, des lunettes de pilote, Nicolas Sarkozy voulait décomplexer les français avec l’argent. Il avait peut être oublié qu’il risquait de complexer encore plus une importante partie de la population, qui elle, n’en a pas.
- Bon sens : Infantilisation du discours politique par le président Sarkozy à des fins populistes.
- Bouclier fiscal : Instrument de protection et de conservation des riches. Alors que le président Nicolas Sarkozy défend bec et ongles son bouclier fiscal, il s’agit de trouver des sources de financements supplémentaires en période de vaches maigres. Cela se traduit par la hausse de différentes taxes, la hausse du forfait hospitalier, la taxation des indemnités des accidentés du travail, la baisse du nombre des fonctionnaires…Cela risque ne peut pas suffire pour combler un déficit des comptes publics abyssal.
- Bouffer : Synonyme familier de manger. "Se faire bouffer" par "10 millions d'immigrés" n'est pas une saillie xénophobe produite par un élu UMP d'une petite commune rurale, mais une simple "inquiétude" selon le porte parole de l'UMP, l'irremplaçable Frédéric Lefevre.
- Bouygues Martin : Patron du groupe de BTP du même nom et de la chaîne TF1, dont le rôle premier « est de vendre du temps de cerveau humain disponible » Parrain du fils de Nicolas Sarkozy et de Cecilia, témoin du second mariage du président.
C
-Canicule : Période de forte chaleur assez prolongée. Elle entraîna la mort de 15 000 personne en 2003 alors que M Sarkozy était ministre de l'Intérieur. Depuis la droite vit dans la hantise d'une nouvelle crise sanitaire quitte à en faire des tonnes. L'ancien mionistre de la Santé a été parachuté à la tête de la Croix rouge française...
- Charcutage : Synonyme en politique de saucissonnage électorale. Procédé condamnable utilisé par l'actuelle majorité pour sa réforme des circonscriptions électorales.

- Conseiller spécial : Poste détenu en France par Claude Guaino, la plume du président Sarkozy. Cette fonction cumulée avec un poste de conseiller à la cour des comptes raporte à ce dernier, "un salaire de cadre moyen" selon l'intéressé, soit 290 368,93 euros annuels. (157 512 euros versés par l'Elysée et 132 856,93 euros versés par la Cour des Comptes dont il a été mis en disposition depuis 2006). L'intéressé dénonce "une dictature de la transparence", une initiative voulue au départ par son propre patron en arrivant à l'Elysée. La aussi, depuis, la rupture a pris du plomb dans l'aile.

- Copé Jean François : Maire de Meaux, député de Seine et Marne, président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale, membre d'un cabinet d'avocat à temps partiel, président du Club Génération France Fr.....(Quel homme)...Frère ennemi de Xavier Bertrand et candidat à la présidentielle de 2017.
D

- Dati Rachida: Symbole de l’ouverture aux minorités, Rachida Dati a réussi à faire le plein des pages people des magazines tout en faisant le vide dans son cabinet ministériel lors de son passage Place Vendôme. Sa réforme de la carte judiciaire, imposé du sommet à la base reste toujours décrié comme la plupart de ses initiatives menées conjointement avec le conseiller justice de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, Patrick Ouart, passé depuis chez LVMH. (Sur la photo, une utilisation de photoshop pour faire disparaître une bague à 15 000 euros). Fut également l'égérie de la maison Dior en posant pour Paris Match notamment. Vit actuellement un drame depuis son élection au parlement européen.
- Dictature : Exercice sans partage du pouvoir par un individu ou un groupe. Elle peut adopter différentes formes. Par exemple, la "dictature de la transparence", consiste, selon Henri Guaino, à demander des comptes sur son salaire de conseiller spécial du président, Nicolas Sarkozy. (Voir "salaire d'un cadre moyen")
- Dent : Cet organe enveloppé d'os, dur, blanchâtre sert notamment à couper et à broyer les aliments. Au pluriel, sert également à aller chercher un point de croissance supplémentaire selon notre président.
- Devedjian Patrick : Homme politique français âgé de 65 ans et n’ayant pu obtenir, intervention de l’Elysée oblige, une dérogation pour rester à la tête de l’EPAD alors que Matignon s’était prononcé pour, fiston oblige. Ce sarkozyste de la première heure devrait également bientôt laisser la direction du conseil général des Hauts de Seine au prince Jean. Ministre de la relance, il lui faudra mener une politique similaire pour éclaircir son avenir politique.
- Démagogie : Langage politique, souvent employée dans les discours du président Sarkozy.
- Dérapages verbaux : Utilisation de mots fleuris ou familiers pour définir ses adversaires politiques ou membres de sa propre équipe. Font les délices de la page Mare aux Canards du Canard Enchaîné.
- Don : Contribution philanthropique versée à une cause, une oeuvre. Cette année, l'UMP a reçu 9,1 millions d'euros de dons de la part d'une certaine classe sociale, la même qui a été bénéficiaire de certaines mesures prises par le parti depuis 2007 dont le fameux bouclier fiscal. (Voir "Stupide")
E
- Ecurie d'Augias : Autre dénomination du conseil général des Hauts de Seine selon son actuel président, Patrick Devedjan. Notons que Nicolas Sarkozy a occupé cette fonction, héritée de l'oncle Charlie.
- Emploi : "Ce qui est rare...". Objet de convoitise qui a tendance à se raréfier (80700 suppressions de postes salariés au 3ème trimestre contre 87 000 au second. Ne constitue pas une priorité pour le gouvernement.
- Enseignant : Personne chargée de transmettre culture, savoir et valeurs aux enfants de la République. Espèce menacée par la suppression massive de poste depuis 3 ans (Plus de 40 000) (Voir Fonctionnaire)
- EPAD : Organisme public inconnu du grand public jusqu’à l’automne 2009 date où une farce politico-médiatique a contribué à accélérer fortement son degré de notoriété. Depuis, il est dirigé par la suppléante de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée Nationale.
- Estrosi Christian: Co-présentateur de l'élection de Miss 2010 et du tromphé Andros, maire du couvre feu à Nice et accessoirement ministre de l'Industrie. Capable de dépenser 140 000 euros d'argent public pour regagner la France en jet privé...pour un cocktail organisé par Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l'Outre-mer dans le premier gouvernement de François Fillon.
- Europe : Partie non française du continent euro-asiatique que Nicolas Sarkozy aurait aimé continuer à diriger lorsque la France était à la tête du conseil européen en 2008.
F
- Fichage ADN : Mise en pratique dans la réalité de lectures présentant des paradis imaginaires (1984, Le meilleur des mondes..) Par la loi sur la sécurité intérieure du 18 mars 2003, complétée par la Loi Perben II, le fichage ADN, instauré en 1998 et limité à l'origine aux délinquants sexuels, a été étendu à toute personne soupçonnée d'un quelconque délit (sauf délit d'initié ou financier). Cette loi a notamment permis le fichage génétique de faucheurs d'OGM, d'étudiants anti-CPE. Les personnes refusant de se laisser ficher risquent jusqu'à 15 000 € d'amende et un an de prison.
- Figaro (Le) : Le mariage de complaisance réalisé entre ce journal et la politique conduite par le président de la République le réduit désormais au rang de publication officielle de l'UMP.

- Fillon François : Principal conseiller de Nicolas Sarkozy, selon les propres termes employés par notre président. Il a remplacé le très regretté David Martinon (Exilé au consulat de Los Angeles depuis son échec à Neuilly en 2008) dans le rôle de porte parole de la présidence. Egalement substitut de Nicolas Sarkozy en cas d’empêchement ou de craintes de huées (Exemples : Le congrès des maires de France en novembre 2009 ou le débat prévu à l'Institut Montaigne à Paris sur l'Identité Nationale)
- Françafrique : Maladie franco africaine transmissible mais qui ne touche que le continent noir alors qu’elle est génératrice de richesse pour les blancs. Alors que le candidat Sarkozy avait promis de créer un vaccin contre cette maladie, il s’est rendu pour la première fois en Afrique pour s’entretenir avec le virus Omar Bongo. D'autres souches existent : Paul Biya au Cameroun, Denis Sassou N'Guesso au Congo-Brazaville, Idriss Deby Itno au Tchad, Blaise Compaoré au Burkina, Faure Eyadema au Togo...
- Fonctionnaire : Plantigrade de la famille des Hominidés dont la chasse à été réintroduite en France par la droite. Le quota de « prélèvement » sur l’espèce a été fortement augmenté depuis l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’état. Son principal prédateur est le Eric Woerth à lunettes. Le but avéré (Il s’agit d’un argument de campagne du candidat Sarkozy) est le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Attention, il existe des sous espèces chez le fonctionnaire (Nom scientifique : Servis publicus) Compte tenu d’autres arguments de campagne, ces coupes ne peuvent concerner ceux évoluant sur les territoires de la Justice ou de la Sécurité. Reste d’autres terrains d’abattages comme l’Education Nationale ou l’hémorragie est particulièrement forte avec ses 16 000 suppressions de postes cette année. Le braconnage a même été légalisé dans certains secteurs. Notons que le nombre d’enfants lui ne diminuera pas, la France étant avec l’Irlande en tête du classement européen pour le taux de natalité.
- Fouquet's : Restaurant populaire parisien, ou le soir de son élection, le candidat élu Nicolas Sarkozy a tenu à fêter sa victoire avec des représentants la France d’en bas.
G
- Gabegie : Attitude dépensière courante chez notre dirigeant actuel comme pour son prédécesseur au poste. En se présentant à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy avait promis de faire la plus grande transparence sur les défenses de l’Elysée. Trois ans plus tard, l’affaire des sondages de l’Elysée a été heureusement bloquée par le président de l’Assemblée Nationale qui a finalement refusé la création d’une commission d’enquête sur le sujet qui concerne plusieurs millions d’euros. L’argent de nos contribuables servant à financer des sondages en partie pour le compte de l’UMP et ensuite donné à la presse aux ordres, cela n’est guère sérieux. Celle-ci se traduit également par la croissance du nombre de conseillers, limité à 20 au début du mandat, dans certains cabinets ministériels ou l’achat prévu de Air Sarko One pour plus de 180 millions d’euros.
H
- Histoire Géographie : Matière fondamentale dans l'élaboration d'une mémoire commune, d'un regard critique ou tout simplement pour notre culture générale, devenue optionnelle pour les terminales scientifiques français.
- Hortefeux Brice : Ami de trente ans de notre président, ce grand blond à la chaussure Noire a tenu des propos qualifiés au mieux d’ambiguë au pire de carrément raciste. Dans un pays comme les Etats-Unis, Hortefeux aurait été viré sur le champ. En France, non. Il faut dire que Brice parlait peut être d’un autre auvergnat au teint basané et qui se prénommait Pierre Laval celui là.
I
- Identité Nationale : Thème de débat constituant "une stratégie pour gagner les élections régionales" pour 72% des Français, selon un sondage Ifop paru dans le Journal du Dimanche du 29 novembre 2009. Une innovation électorale selon la formule de Jacques Delors.
- Immigration : Ensemble d’individus de couleur et ne disposant pas de papiers. Synonyme du mot insécurité pour l’UMP.
- Insécurité : Thème récurant lors de périodes électorales. Sert à masquer des couacs ou autres échecs de la majorité. Il s’agit également d’un sentiment exacerbé par certains médias car source d’audience et donc de rentrées publicitaires non négligeables en période de vaches maigres. A noter également que les phrases chocs et les discours grandiloquents ne semblent avoir que peu d’impact sur sa progression et qu’elle n’est pas seulement physique mais également sociale.
- Insulte : Saillie présidentielle rare mais navrante. Exemple : « Casse toi pauvre con » insulte lancée au Salon de l’Agriculture en 2008 à un homme qui avait refusé de lui serrer la main.
- Intox : Mensongé éhonté servi par le gouvernement pour se mettre en avant. Un des derniers exemples est l'annonce du président Sarkozy affirmant que l'autonomie des Universités avait fait remonter ces dernières au classement Shangaï, une première en "25 ans". Le classement, critiquable, n'a pas 7 ans. Et l'autonomie ne rentrera vraiment en vigueur que pour l'année 2010.
J
- Jardin d'éveil : Volonté gouvernementale de privatiser le service public consacré à la petite enfance, à savoir nos écoles maternelles, source de fierté, et d'envie au delà de nos frontières dans le seul but de faire des économies.
- Jatte (Ile de la). Zone immobilière du père noël. Selon les articles publiés par Le Canard enchaîné dans plusieurs éditions en 2007, Nicolas Sarkozy aurait bénéficié en mars 1997 d'un « cadeau » de 750 000 euros sur l'achat des droits à construire sur l'île de la Jatte.
- Jean : Nom masculin permettant en cas de possession du bon patronyme de prétendre à un niveau de responsabilité très important. "Fils de", cela ne doit pas être un handicap, ni au contraire un avantage. Jean Sarkozy aurait il été élu dans un canton de Neuilly sur Seine, s’il n’avait pas eu ce fameux patronyme ? Parrainé par les amis de papa, le couple Balkany, tout aussi fameux.
- Jungle : Espace, du nord de la France, d'exploitation médiatique de la misère à des fins politiques.
K
- Kaboul : Aéroport pour charters européen et capitale d’un pays en guerre civile larvée depuis près de huit ans. C’est vers cette destination enchantée, digne des Mille et une nuits qu’ont été chartérisés, pardon renvoyés trois clandestins afghans par notre ministre de l’Identité Nationale, Eric Besson. Le message se veut simple, il s’agit de faire la chasse à l’immigration dite « subie » et clandestine et de limiter au maximum les flux migratoires. Au passage, notre image, notre fameuse "identité nationale" construite en partie sur les respects d’un certain nombre de valeur en prend un grand coup. Mi décembre, 9 autres ont été renvoyés malgré une décision de justice qui dénonçait une procédure illégale.
- Kadhafi Mouammar : Dictateur africain ayant effectué une visite en France en 2008, en n'essuyant pas ses pieds sanglants sur la paillasson France, au nom des droits de l'homme...d'affaires et ses 10 milliards de contrats. Et dire que Rama Yade avait osé protester...
- Karcher : Marque déposée d’instruments de nettoyage utilisant la pression de l’eau. Signifie également la volonté de « nettoyer » la racaille des cités Depuis, Nicolas Sarkozy ne remet pas les pieds en banlieue malgré ses promesses.
- Kouchner Bernard : Homme politique pris à l’adversaire socialiste qui n’avait pas assez flatté l’égo du très médiatique french doctor. Porte parole de la diplomatie française et émissaire occasionnel du président de la République. Quelle belle prise en effet que cet homme politique, l’un des personnalités politiques préférées des français et l’un des socialistes les plus admirés au delà des clivages partisans. Pourtant en lisant le livre de Pierre Péan, le Monde selon K, l’image du French doctor est sévèrement écornée. L’avocat du droit d’ingérence, le défenseur de l’intervention armée en Irak par exemple, copine avec les pires régimes dictatoriaux africains…Certaines mauvaises langues le présentent comme "un tiers mondiste, deux tiers mondain"
L
- Laïcité : Fondement de notre système politique et garantie suprême pour le bon fonctionnement de notre démocratie. A maintes reprises a été remise en cause par les déclarations et les actes de notre président. En décembre 2007, Nicolas Sarkozy déclara à Saint Jean de Latran lors d'un déplacement « Dieu est dans le cœur de tous les hommes. » puis affirma également « dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ».
- Lassitude : Sentiment ressenti par les forces de l'ordre en France, confrontées à la "religion du chiffre" mise en place par Nicolas Sarkozy. Ce sentiment s'est exprimé début décembre via de nombreuses manifestations en France.

- Lefèvre Frédéric : Homme politique français qui est à la politique ce que Jean Marie Bigard est à l’humour. Proche de Nicolas Sarkozy, porte parole de l’UMP, il est le véritable porte flingue du président, classé plus dans la catégorie Pitt Bull que roquet. Grâce à lui, la politique française retrouve toutes ses lettres de noblesse.
M
- Mai 68 : Héritage à liquider selon une expression une nouvelle fois très martiale de notre président.
- Mémoire : Par définition multiple. Celle-ci n’est pas seulement faîte de pages glorieuses mais compte également de nombreuses pages sombres et douloureuses qu’il s’agit de comprendre, d’analyser……….Le devoir de mémoire impose ces étapes. Non la repetance, contrairement à une déclaration de Nicolas Sarkozy, ce n'est pas "la haine de soi"

- Mitterrand Frédéric : Neveu de tonton, homme de lettres, promoteur infatigable et insatiable de la culture thaï.

- Mur : Parfois construit pour séparé deux territoires (La ligne coréenne, le mur de "séparation" en Cisjordanie, le mur de Nicosie et le mur de Berlin en sont des exemples). Pour le dernier, Nicolas Sarkozy affirme avoir participé à sa destruction dans la nuit du 9 au 10 novembre en compagnie d'Alain Juppé ce que les faits démentent depuis. Alain Juppé, mise à part un don d'ubiquité, était à Colomby-les-deux-Eglises, ce jour là.
N
- Neuilly : Capitale des Hauts-de-Seine, ancien département français devenu fief héréditaire. Avec le rétablissement de la loi salique en 2011, son prince est désormais le dauphin Jean.
- Normalité : La normalité est ce qui est conforme à ce dont on a l'habitude, ce qui ne surprend, ne dérange ni n'attitre la curiosité. C'est une notion vague, redéfinie en fonction de chaque personne, selon ce qu'elle est habituée à percevoir. Une chose normale est donc perçue quasiment inconsciemment et on ne s'en souvient pas facilement, alors qu'une chose anormale éveille l'attention et est facilement retenue par le cerveau. La rémunération d'Henri Proglio, PDG de Véolia mais désormais également d'EDF avec le soutien de l'Elysée, de 2 millions d'euros est "normale" selon François Fillon. Il faut que crise ou pas crise, la rémunération annuelle moyenne des patrons du CAC 40 en 2009 était de 3,5 millions d'euros, soit 211 années de SMICS...
O
- Orthographe : Point faible du ministère de l'Education Nationale comme l'a prouvé le dossier de presse remis lors de la dernière rentrée scolaire.
- Ouverture : Tour de passe-passe médiatique consistant à recueillir des hommes politiques issus des rangs de l’opposition dans le besoin. Depuis Jean Marie Bockel a été muté de la coopération aux anciens combattants après ses propos tenus dans le journal Le Monde concernant la "françafrique", Fadela Amara est inexistante. Reste Kouchner, fidèle de la brosse à reluire et Besson qui veut laver plus blanc que blanc si vous me passez l’expression.
P
- Pasqua Charles : Quincaillier des Hauts de Seine à l’offre inépuisable en casseroles. En 2004, Nicolas Sarkozy, président de l’UMP et ministre de l’Intérieur démissionnaire, jurisprudence Chirac de l'époque oblige, était élu à la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine. Le président sortant, Charles Pasqua s’était vu proposer en échange du siège une sinécure au sénat, synonyme d’immunité judiciaire pour lui à l’époque.
- Plume : Synonyme de "nègre" pour les politiques. La plume Guaino se mélange parfois les pinceaux quitte à transformer notre président en perroquet en resservant un discours mot pour mot aux agriculteurs.
- Policier : Garant de l'ordre public. Confronté à la culture du chiffre et des résultats, le policer ne peut plus exercer toujours sa profession avec la rigueur nécessaire. Selon le dernier rapport d'Amnesty International, "les policers bénéficient couramment en France d'une impunité de fait". Les méthodes pour enquêter sur certains abus ne sont "pas à la hauteur des normes du droit international".
- Pouvoir d'achat : Propension d'un ménage à consommer. La hausse du pouvoir d'achat des français était au centre de la campagne de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007. Depuis certaines catégories sociales ont connu quelques augmentations. Une dizaine de milliers de personnes avec le paquet fiscal de la loi TEPA, un Bernard Tapie, un président de la République (+ 172%) et les membres des cabinets ministériels (+26% en un an)
- Prince : Par définition, il s'agit du fils du roi, héritier de droit divin. Devant l’effacement du prince Pierre, le dauphin actuel se nomme Jean, né en 1986. Son fief sera dès 2011 le département des Hauts-de-Seine.
Q
- Quota : Total autorisé de capture...dans le domaine des pêches maritimes selon le droit français. Désigne désormais le nombre d'unités qui doivent être expulsées chaque année du territoire national.
R
- Rasage : Période de la journée ou l'on peut notamment penser à se présenter à la présidence de la République.
- Ray-Ban : Accessoire bling-bling par excellence. Afin de montrer qu'à 50 ans on n'a pas râté sa vie, s'accompagne généralement au poignet d'une Rolex.
- Realpolitik : Politique étrangère jamais abandonnée malgré des discours plein de pathos. Le candidat ne rejetait il pas pendant la campagne de 2007 une "realpolitik qui brade nos principes d'humanité pour d'hypothétiques contrats" Au nom de la rupture, tant vendu, tant déclamée durant sa campagne présidentielle, le candidat Sarkozy se faisait fort de promouvoir les droits de l’homme partout dans le monde, d’être du côté des persécutés…Trois ans plus tard, l’UMP a signé un partenariat avec le Parti communiste chinois, pays, ou des centaines de personnes sont exécutés chaque année. La première visite en Afrique du président élu s’est déroulée au Gabon de feu Omar Bongo, satrape au pouvoir depuis 1967. Puis ce fut la visite de Kadhafi en France et bientôt la vente de navires de guerre au premier ministre russe Vladmir Poutine. La conclusion que l'on pourrait en tirer, c'est que le président Sarkozy brade nos principes quand les contrats ne sont pas hypothétiques et encore...(Exemple : Visite au Kazakhstan avec Dati et Balkany)
- Record : Valeur extrême d'un exploit, d'un évènement...Exemple 1 : L'explosition de la dette publique avec ses 254 milliards d'euros en 2009 (+37 milliards) qui constitue un véritable exploit, jamais encore égalé dans le passé. Exemple 2 : L'augmentation du salaire présidentiel en période de vaches maigres : +172%
- Remplaçant : L'objectif premier du remplaçant est de faire suite à une demande immédiate. Le premier ministre François Fillon a remplacé Nicolas Sarkozy lors du congrès de l'Association des maires de France puis devant l'Institut Montaigne lors d'un colloque sur l'Identité Nationale.
S
- Salaire : Rémunération consentie contre un travail donné. En France, "le salaire d'une cadre moyen" s'élève selon Henri Guaino à 290 368,93 euros annuels.
- Satellite : Une formation satellite siginfie en politique une formation qui dépend totalement d'une plus grande. Exemple : Le Nouveau Centre d'Hervé Morin vis à vis de l'UMP.
- Secte : Groupuscule dirigé par un gourou en général mais qui est un "non problème" selon l'ancien directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon.

- SMS : Ne signifie pas Sa Majesté Sarkozy comme le sigle pourrait le laisser penser. Accro au SMS, le président ne résiste pas à consulter de manière compulsive son portable, qu’il soit en visite officielle en Arabie Saoudite ou avec le vice Dieu, Benoît XVI au Vatican.
- Speedy Sarko : Surnom donné à notre président alors qu’il était encore que simple ministre. Un problème, Speedy Sarko est là même si ce n’est pas son domanine d’attribution. Et hop, une nouvelle loi avec ses nombreux décrets qui attendent souvent des années pour être appliqués. Un problème...une loi.
- Soutien : Apporter son concours, son aide à une cause, une personne de façon momentané. Soutenir "à mort" un candidat à la mairie de Neuilly revient, pour le prince Jean, à l'abandonner en rase campagne électorale pour s'allier au final à un autre, non désigné par l'Elysée.
- Stupide : Fait de demander au ministre du Budget et trésorier de l'UMP, M Eric Woerth, si il n'y pas "sinon conflit d'intéret ou pour le moins confusion des genres" entre ces deux fonctions. Auteur de la loi TEPA étendant le bouclier fiscal, M Woerth en tant que trésorier a reçu cette année 9,1 millions d'euros de la part des bénécifiaires (Les dons étant en moyenne de 3000 euros) de cette mesure.
- Suicide : La France détient la première place européenne en terme du nombre de détenus qui se suicident chaque année dans nos prisons et maisons d'arrêt.
T

- Talonnettes : Eléments constitutifs des paires de chaussures de notre président. Varient en taille en fonction de celle de l’interlocuteur. A noter qu’elles peuvent être très importantes (La photo réalisée avec le président Bush ou notre président, 1,65 m est la même hauteur que son homologue américain, 1,85 m est un exemple) ou parfois, au contraire, insuffisantes. (Dans ce cas, se mettre sur la pointe des pieds peut être un palliatif)
- Taxation : Volonté de modérer les bonus des banques en 2009, année de crise où ces dernières, aides publiques massives aidant, ont réalisé des profits exceptionnels. Mesure pour l'instant "one off" c'est à dire ponctuelle et dont l'assiete n'est pas connue.
- Tics : Spasmes récurrents qui agitent les épaules du président Sarkozy, un être peu agîté et poli comme peut en témoigner le photographe Platon.
- Tolérance zéro : Slogan de campagne lancé en 2002 par le président sortant Jacques Chirac alors que lui même n'échappait aux poursuites judiciaires que grâce à la complaisance d'un Conseil Constititionnel l'ayant déclaré irresponsable pénalement.
- Travail : Valeur mise en avant par l’UMP lors de la campagne de 2007. "Travailler plus, pour gagner plus". Combien ce slogan démagogue a-t-il rapporté de voix au candidat Sarkozy en 2007 ? Le travail est une denrée rare aujourd’hui avec un taux de chômage qui a augmenté pour la catégorie A de 25% en 2009, crise oblige vous me direz. Mais en ce qui concerne les heures supplémentaires. Ne serait ce pas un facteur aggravant, limitant le recours à l’emploi de nouvelles personnes ?
- TVA : Cadeau fait aux restaurateurs français et accordé comme tout cadeau sans aucune contrepartie.La baisse de la TVA dans le secteur de la restauration n’a ni entraîné de baisses de prix, ou hausses de salaires pour les employés, ni permis la création d’emplois.
U
- UMP : Parti de masse et avant tout écurie présidentielle crée en 2002 dont le nombre d’adhérents exact reste assez difficile à définir. La délégation de présidence est assurée par Xavier Bertrand au nom du président. Certains râleurs qualifie ce parti d'Union pour une Minorité de Privilégiés, sans doute en raison du paquet fiscal contenu dans la loi TEPA qui redistribue des sommes conséquentes aux plus fortunés (Un peu plus de 13 000 sur 64 millions) de nos compatriotes. Parti "trop à droite" selon Hervé de Charette, qui a annoncé son départ pour le Nouveau Centre en décembre 2009. Pour Hervé Morin, l'actuel ministre de l'Défense, l'UMP, c'est le RPR d'hier...
- UPM (Union pour la Méditérannée) : Exemple de projet lancé et laissé en suspend depuis.
- UTQ : Unité territoriale de quartier, nouvelle dénomination de la défunte police de proximité, supprimée par Nicolas Sarkozy alors à l'Intérieur mais remise en place depuis son élection à la présidence (Voir Police)
V
- Vicomte : Titre de noblesse porté à titre exemple par Philippe de Villiers, allié de circonstance de l’UMP afin de garder son fief de Vendée. Et dire que ce dernier a traité notre président de lapin Duracell par le passé. Cette ouverture à la droite rétrograde et ultra conservatrice française est de mauvaise augure, même pour certains membres de l'UMP.
- Virilité : Posture adoptée par notre président, présente dans la plupart de ses discours et notamment dans le matraquage de slogans égrainés depuis des années….(On pense ici au fameux « Tolérance zéro »). Il faut "nettoyer" une cité au karcher, "liquider" l'héritage de mai 68....
W
- Wahhabisme : Courant ultra-radical de l’islam né en Arabie Saoudite, pays où notre président s’est déjà rendu à plusieurs reprises depuis le début de son mandat (La dernière fois pour éviter d’être chahuté devant l’association des maires de France). Les condamnés à mort par décapitation, l’absence de la moindre liberté fondamentale, le sort réservé aux femmes, l’omniprésence de la police des mœurs…, tous cela ne méritent ils pas un peu d'attention de notre grand défenseur des opprimés! (Voir realpolitik)

Welcome : « Le délit de solidarité n'existe pas, c'est un mythe. Donc celles et ceux qui manifestent pour cela doivent être rassurés, ils manifestent contre un mythe » Eric Besson, le 8 avril 2009. L’association, le Gisti lui répond deux semaines plus tard : « Délit de solidarité : Besson ment ! » en publiant une liste non exhaustive de personnes condamnées ces vingt dernières années pour ce délit prévu par la loi.
X
- Xénophobie : Sentiment exacerbé par certains dirigeants politiques. En mettant en scène le sujet sur l’Identité Nationalité, un sujet cher au parti xénophobe qu’est le Front National, notre président prend le risque, pour des raisons électoralistes, de remettre en scène un parti moribond. Ce débat risque d’opposer plutôt que de réunir. Le fameux concept du vivre ensemble ne sera pas encore l’objectif recherché par le gouvernement.
Y

- Yacht : Espace de détente présidentielle. Elu pour défendre ceux qui se lèvent tôt, pour défendre le pouvoir d’achat des français, pour augmenter les fiches de paie des salariés en facilitant le recours aux heures supplémentaires dans les entreprises, notre nouveau président pris quelques jours de vacances sur le Yacht, le Paloma, de son ami Vincent Bolloré avant de commencer son mandat. Tout un symbole ! Une erreur de « communication » qu’il reconnaîtra deux ans plus tard. Une erreur politique qui montrait bien ses liens et amitiés avec de grands magnats des affaires français. (Lagardère, Bouygues, Bolloré...)
- Yade Rama : Ancienne secrétaire d'Etat aux droits de l'homme dont l'utilité s'est traduit par la suppression du poste en question. Figure politique préférée des français grâce à une plastique qui nous fait oublier avec plaisir celle de Christine Boutin par exemple. Secrétaire d'Etat aux sports donnée sur le départ après les élections régionales de mars 2010.
Z
- Zorro : Personnage de fiction. La fin du conflit en Géorgie, c’est lui. L’adoption du traité de Lisbonne, c’est lui. La lutte planétaire contre le réchauffement climatique, c’est lui. La réforme du capitalisme, c’est lui….Et dire que sa côte de popularité est au plus bas et que beaucoup lui décernent un zéro pointé.
- Zen : Attitude située à l’opposée de celle adoptée par notre omni-président. Venu lui demander de poser, comme l'ont fait des dizaines de chefs d'état et de gouvernement, le photographe Platon a été la victime du "manque de sang froid" de notre président, "impoli et agressif" selon lui lorsqu'il s'est présenté.
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19.12.2009
L'actualité à donf
Mercredi dernier, un petit article intitulé « Tamiflu ou Tamibluff » publié dans le Canard Enchaîné rappelait que le médicament produit en grande série par le groupe pharmaceutique suisse Roche avait une efficacité douteuse. Le journal satirique, étude du « British Medical Journal » à l'appui remettait en cause l'efficacité du médicament et rappelait qu'en 2007, la Haute Autorité de santé française avait déjà jugé que le Tamiflu avait une efficacité trop faible pour justifier un remboursement par la sécurité sociale. Vendredi, après une semaine au froid sur Autrans et l'apparition de symptômes grippaux, l'auteur de ses lignes se voyait délivrer l'une des 33 millions de doses de ce médicament au titre du principe de précaution. Le Canard, lui, finissait par cette boutade, le Tamiflu étant délivré gratuitement. « Si il est inefficace, c'est un prix honnête »
Sinon, que retenir de l'actualité nationale et internationale de cette semaine. L'échec du Sommet de Copenhague ? L'hospitalisation spectacle de notre exilé fiscal national Johnny ? La définition de Nadine Morano sur le jeune musulman idéal? Le nouveau « renvoi » d'afghans, une décision de justice affirmant pourtant l'illégalité de cette procédure ? Silvio Berlusconi, un peu défiguré alors qu'il a tant dépensé par le passé pour faire oublier son âge ? La « merde » « risible », selon les propres termes de Nicolas Sarkozy, réalisée par les jeunes de l'UMP ? Le réveillon de notre ministre de l'Industrie, Christian Estrosi au pôle sud pour la modique somme de 50 000 euros? Le "drame" que vit Rachida Dati, exilée quelques jours par mois à Strasbourg?
Restons en France.
Mais l'actualité, notamment télévisuelle, ne se résume à une collection de faits divers, de catastrophes naturelles ou d'images de chute de neige. Elle peut également avoir des aspects comiques.
La « merde » réalisée par des « dingos » selon des qualificatifs employés par notre président de la République pour décrire le Lipdub (clip en play-back) des jeunes populaires, en est un parfait exemple. On peut se demander comment des ministres ont pu accepter de participer à une « daube » pareille. Et que dire du sénateur centriste Jean Jacques Pignard (Union Centiste) qui en confondant petits papiers de différentes couleurs et urnes a réussi à lui tout seul à faire capoter le vote portant sur le redécoupage électorale. Résultat, le projet de loi portant sur charcutage des circonscriptions électorales, projet voulu par le président de la République et appliqué avec beaucoup de zèle par son secrétaire d'Etat, Alain Marlaix, devra repartir pour un tour entre les deux chambres du parlement. Sans oublier, notre ministre du Budget, Eric Woeth, qui en voulant se faire un coup de pub à moindre de frais en annonçant posséder une liste de 3000 évadés fiscaux pourrait être poursuivi pour recel, une partie, voir la globalité de ses données ayant été dérobée à la banque HSBC.
D'autres aspects, eux par contre sont beaucoup plus graves.
Les expulsions d'afghans par exemple, ne sont pas simplement immorales, elles sont juridiquement illégales. Mais notre grand Torquemada, Eric Besson, semble n'en avoir cure et fait un doigt d'honneur, au sens figuré dans ce cas, (Lors du reportage diffusé sur Canal +, c'était au sens propre) aux défenseurs des droits de l'homme pour qui ces décisions remettent en cause notre....Identité Nationale. Les Droits de l'Homme ne seraient ils pas en effet l'un des socles premier de notre communauté. Et que dire des propos « vegra » de la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano, pour qui « une jeune musulman » doit se sentir français lorsqu'il est français (Il faudra peut être pour cela sortir du débat actuel...), « qu'il ne parle par le verlan » « qu'il cherche un travail » (En plus d'être des voleurs, ce sont de grosses feignasses) et « qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers ». Question stéréotype, on peut difficilement faire mieux !!!
Enfin, la phrase de la semaine, lue une fois de plus dans le Canard, prêtée à notre président de la République, Nicolas Sarkozy: « Il y a encore plus cons que les préfets, ce sont les ambassadeurs ». Sans commentaire.
Pour satisfaire un ami lecteur :
20:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : france, politique, sarkozy, blog, actualité, actualités, identité nationale, romans sur isère, drôme
13.12.2009
Tribune pour tribun
Ce n'est pas si souvent que le numéro 2 d'un parti politique français, Bruno Gollnisch, fait l'objet de deux articles dans les colonnes du journal régional, le Dauphiné Libéré. Une occasion donc, de souligner quelques éléments qui constituent l'ossature d'une déclaration type d'un leader de l'extrême droite française.
Premier article : « On ne nous a pas tués »
Le « on » renvoit bien sûr à la coalition dirigée notamment par les deux partis politiques qui se partagent la vie politique française, PS, et UMP, l'UMPS et par la classe politique française en générale, pour empêcher le Front National de sauver la France d'une invasion de hordes de barbares...
Bruno Gollnisch était convoqué hier matin à 10 heures dans le bureau d'un juge d'instruction pour s'expliquer sur « un communiqué diffusé par [son] groupe ». C'est lui qui le confie ». Sans doute, le leader frontiste devait de nouveau se justifier pour des déclarations qualifiés au mieux d'ambigues (si elles n'entraînent au final pas de condamnation judiciaire) au pire de « dérapages verbaux » (Et là, la liste est longue)
Mais à l'heure où il était convié à s'expliquer sur ce communiqué, il battait campagne dans la Drôme ce vendredi. À Érôme, dans un premier temps, afin d'y rencontrer un agriculteur, puis à Romans, histoire d'étayer le discours et le programme du Front National pour les prochaines élections régionales. « Je me rendrai à cette convocation lorsqu'il [le juge d'instruction] aura obtenu la levée de mon immunité », affirme le député européen FN. Voilà pour le contexte. Mais ce n'est pas pour disserter sur ses rapports avec la justice que le conseiller régional était dans la Drôme hier. ». Un député européen donc, qui vient battre la campagne pour les élections régionales dont il est tête de liste en Rhône-Alpes. L'immunité parlementaire offerte aux représentants élus au parlement européen avait autrefois servie à Charles Pasqua, pour échapper un temps à la justice française. L'Europe de Maastricht n'a pas que de mauvais aspects finalement...
Dix points pour un programme.
Bruno Gollnisch était avant tout venu parler politique et surtout élections régionales. En dix points, il a brossé le programme du FN. Fiscalité, sécurité, solidarité, économie ou identité nationale, la tête de liste FN aux prochaines Régionales a fait le tour des sujets du moment.
Avant de s'insurger contre le système électoral. « Ce mode de scrutin à deux tours est absurde, il est fait pour tuer le Front National (NDLR : une liste qui obtient plus de 10 % des voix peut se maintenir au second tour, une liste qui obtient entre 5 et 10 % des voix peut fusionner, une liste qui obtient moins de 5 % des voix est éliminée), affirme Bruno Gollnisch. Et de poursuivre : « Nous demandons un scrutin à un tour à la proportionnelle intégrale. »
L'élu frontiste, en guise de conclusion sur le sujet, ironisait : « Il n'y a que dans les cimetières qu'il n'y a pas de problème ; mais nous sommes là, on ne nous a pas tués ! ».
Toujours les mêmes propos, une volonté d'amalgame et une position de victime comme fond de commerce et stratégie politique. Comme « on » dit, plus c'est gros... Victimisation? Le mode de scrutin est avant tout fait pour entraver le Front National dans sa conquête du pouvoir, voir pire, pour le tuer,, bien que 10% suffrages exprimés suffisent pour se qualifier au second tour des prochaines élections régionales. En réalité, cette volonté de modification du mode de scrutin vise les élections législatives, où grâce à François Mitterrand, le FN avait pu être représenté en 1986.
Derrière Bruno Gollnisch, lors de la conférence de presse organisée hier à Romans, une affiche réalisée par les jeunes militants frontistes reprenait une phrase attribuée au général De Gaulle accompagnée d'une photo de De Gaulle. Le texte, tiré selon Bruno Gollnisch du livre d'Alain Peyrefitte "C'était De Gaulle", reprend des propos qu'aurait tenus Charles De Gaulle : "(...) Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne". Une citation « tout à fait d'actualité », selon Bruno Gollnisch. « Il y a un peuple français qui est principalement -pas exclusivement- une synthèse des civilisations celtique, latine et germanique ». Et l'élu frontiste de poursuivre : « Cette agrégation repose sur le choix d'en adopter les lois et les coutumes, pas de les imposer ». Bruno Gollnisch concluait : « Si le Congo était peuplé de Vikings blonds aux yeux bleus, ça ne serait plus le Congo... ».
Amalgame ? Le reprise de propos du général de Gaulle qui en terme de déclarations fracassantes passées à la postérité n'est pas forcément toujours un modèle de citations à suivre (Du « Je Vous ai compris » à « Vive l'Algérie française »...) Ici la petite citation sur le Congo entraîne un jeu de miroir qui revient finalement à sous entendre que la France ne serait pas la France si elle n'était pas blanche, de confession chrétienne, et "racialement" originaire de peuples européens (Celtes, germains et autres...).
Et tous ceci passe comme une lettre à la Banque postale même sans changement de statut dans le plus important journal local.
00:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, fn, front national, france, actualités, drôme, romans sur isère, blog, actualité, ps, modem
09.12.2009
L'Argent des Politiques. Les enfants gâtés de la République (1)
Régulièrement, les revenus et les avantages de nos principaux dirigeants politiques défrayent la chronique. Dernière révélation en date, la rémunération d'Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et plume officielle de notre président. Ce dernier ne se dit pas moins victime d'une « dictature de la transparence » en France, les médias ayant révélés son salaire annuel, soit 290 368,93 euros. Un « salaire de cadre moyen », soit quand même l'équivalent de 20 SMICS mensuels, assure l'intéressé. Qu'est ce qui nous dérange le plus ? Le salaire en lui-même ? Ou sa provenance, une partie étant versée (132 856,93 euros) par le Conseil d'Etat dont il est encore conseiller maître « en disposition »? Après tout cette déclaration portant sur le "salaire d'un cadre moyen" n'est guère surprenante quand le premier ministre, M François Fillon, qualifie de « normale » la rémunération du nouveau PDG d'EDF, M Henri Proglio, soit 2 millions d'euros annuels (166 SMICS par mois !!!)
En France, donc, les revenus de nos dirigeants restent un tabou, une question qui dérange malgré la rupture promise par Nicolas Sarkozy dans ce domaine. Le président avait voulu au début de sa mandature décomplexer la France avec l'argent en adoptant une attitude qualifiée de « bling-bling » par beaucoup. Pas sûr que cela ait marché, loin s'en faut. Son train de vie, et celui adopté par certains ne ses ministres (Rachida Dati posant en robe Dior pour Paris Match) ont choqué une partie des français. A tel point que certains médias ont décidé de s'autocensurer pour calmer les esprits (La bague à 15 000 euros de Rachida Dati effacée sur l'une des couvertures du Figaro par exemple).
En 2007, on s'était beaucoup gaussée de la hausse prodigieuse du salaire présidentiel (+172%) mais qui portait en réalité en elle une amélioration, une meilleure transparence du revenu présidentiel, mettant ainsi fin à une hypocrisie française. Mais cette transparence voulue par Nicolas Sarkozy dans les comptes de l'état s'est rapidement arrêtée. Que le président avec cette hausse aligne son salaire sur celui du premier ministre ou sur celui de ses homologues européens, cela n'a rien de condamnable en soit. Ce qui l'est plus, c'est le train de vie, mélant vie privée et vie politique qu'adoptent tous les locataires de l'Elysée et les cours qui les accompagnent. A titre d'exemple, un voyage dans un lieu de villégiature le week-end en Falcon 900 (6000 euros de l'heure), doit il être considéré comme d'agrément ou présidentiel ? Il en est de même dans tous les domaines, et c'est souvent le président et non Nicolas Sarkozy qui paye. Il en est de même pour la cour bien entendu qui continue à jouir des mêmes privilèges que sous les anciens présidents.
En 2003, on avait aussi beaucoup polémiqué sur la hausse de 80% des salaires des ministres consécutives à la fin des fonds spéciaux alloués à ces derniers et sur lesquels les détenteurs de maroquins prélevaient une part pour leur cassette personnelle. Mais ces salaires (14 000 euros pour un ministre) combinés aux différents avantages des fonctions font énormément de mal à l'image de la République en cette période de vaches maigres et où l'on demande aux français de conscentir des efforts (Stagnation des salaires, baisse de certains remboursements et hausses de certains taxes). En effet, le salaire constitue de l'argent de poche, tous les frais étant pris en charge par la République : Logement de fonction (90m2 pour un couple, plus 20m2 par enfant à charge), berline de fonction avec chauffeur, intendance, utilisation des avions de l'ETAC (Ex GLAM) à des fins personnels...Sans compter bien entendu les cadeaux reçus lors de visites à l'étranger.
De temps en temps, certains débordements trop spectaculaires doivent être « recadrés » comme le fameux duplex de 600m2 du couple Gaymard (Loyer de 14 000 euros pris en charge par l'état) ou le logement de fonction que voulait s'octroyer l'ancien président du Sénat, M Poncelet. Dans le premier cas, le ministre a été démissionné. Dans le second, l'anien président qui occupait cet appartement depuis 2004 pourra le garder jusqu'en 2012, date de la fin de son mandat de sénateur. Mais qui se souvient des exigences des épouses de ministres si couteuse pour la République par exemple (Les écrans plats de Bercy pour Cecilia, ou des aménagements pour la compagne de l'ancien ministre Luc Ferry...en sont quelques exemples). Qui se souvient du ministre de l'Outre Mer du premier gouvernement de François Fillon, M Christian Estrosi, dépensant 140 000 eurosen jet privé pour pouvoir assister un cocktail organisé par le président alors qu'il était en voyage aux Etats-Unis?
Ces errements ne datent pas hier. On se souvient d'un François Mitterrand qui tout en passantsa vie à cacher son origine bourgeoise, à cacher sa seconde famille pendant quinze ans aux frais de la République. Et d'un Chaban Delmas, qui s'était déclaré non imposable (grâce à une astuce comptable légale) alors qu'il était premier ministre? Sans oublier les fameux cadeaux empoisonnés de Bokassa Ier à VGE.
L'ancien président Jacques Chirac, figure de proue de l'argent liquide reste encore à ce jour le pire symbole en terme de déconnexion avec la réalité sociale en France. Vivre dans les palais de la République pendant 40 ans, cela laisse des traces indéniables, une vraie fracture sociale. Retraité, l'ancien président touche 31 000 euros par mois, résultat du cumul de différentes retraites découlant de ses fonctions antérieures. Pourtant, son 346 mètres carrés, boulevard Voltaire est financé (Loyer évalué à 10 000 euros par mois) par la famille Hariri, propriétaire de l'appartement. Personne ne s'en offusque et il est désormais considéré comme un parfait grand père que l'on invite parfois sans poser la moindre question embarassante alors qu'il est mis en examen.
Jacques Chirac et sa femme, Bernadette, née Chaudron de Courcel, ne représentent heureusement qu'une infime, mais médiatique, part de notre classe politique française. Comment oublier en effet le train de vie dispendieu de l'ancien « locataire » de l'Elysée. Comment oublier le mélange permanent entre vie privée et vie politique, les 4000 francs de frais de bouches quotidiens à la mairie de Paris entre 1988 et 1995, les billets d'avions payés en liquide à la défunte compagnie Euralair, la hausse faramineuse du coût de fonctionnement de l'Elysée lors de sa présidence, les vacances à la Gazalle d'Or à Taroudant au Maroc ou au Royal Palm de l'île Maurice. En terme d'images politiques, le bilan de Chirac, même sur le plan de l'insconscient collectif est exécrable.
Et ça continue....
Ce matin encore, c'était Jean François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale qui avait droit à son article dans le Canard Enchaîné concernant ses liens et des contrats passés avec des sociétés amies. Ce copinage, orchestrée par une minorité (La classe politique étant sans doute la catégorie sociale la moins corrompu de France et de Navarre avec des dizaines de milliers de petits élus de province) nuit à l'image et tend à renforcer l'image du Tous pourris, fond de commerce d'extrémistes.
En se présentant à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy avait promis de faire la plus grande transparence sur les défenses de l'Elysée. Trois ans plus tard, l'affaire des sondages de l'Elysée a été heureusement bloquée, pour lui, par le président de l'Assemblée Nationale qui a finalement refusé la création d'une commission d'enquête sur un sujet qui concerne quand même plusieurs millions d'euros. L'argent de nos contribuables servant à financer des sondages en partie pour le compte de l'UMP et qui étaient ensuite donné à la presse aux ordres, cela n'est guère sérieux. Cette non rupture se traduit également par la croissance du nombre de conseillers, limité à 20 au début du mandat, dans certains cabinets ministériels ou l'achat prévu de Air Sarko One pour plus de 180 millions d'euros. Elle se traduit également par la hausse de 25% des salaires en moyenne pour les membres des cabinets ministériels sur l'année écoulée, alors que les routiers menacent de bloquer la France pour une revalorisation de 4%.
Nous vivons bien dans une monarchie républicaine ou le roi et sa cour vivent sans rendre de compte à personne avec tous les avantages. (Voiture de fonction avec chauffeur, domestiques, appartement de fonction, avantages en nature, taux préférentiels pour les crédits, régime de retraite...) Il ne s'agit pas de revendiquer un égalitarisme à tout crin ni de crier aux Tous pourris. Il s'agit seulement de plaider pour plus d'équité fiscale et sociale mais surtout pour une exemplarité.
(1) L'Argent des Politiques. Les enfants gâtés de la République de Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet aux Editions Albin Michel. Octobre 2009.
23:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, actualité, actualités, blog, chirac, sarkozy, argent, litterature
De l'Islam en France à l'Islam de France
Le débat sur l'Identité Nationale lancé par l'actuelle majorité comme feu de broussaille pour masquer ses échecs patents, notamment en matière de sécurité, et ses promesses non tenues, depuis l'élection il y a plus de deux ans de Nicolas Sarkozy, est en train de se transformer en véritable incendie. Cette notion aux contours très difficile à déterminer se transforme en véritable boîte de Pandore pour le président de la République.
Et cet incendie a été alimenté notamment par la votation helvète sur l'interdiction de la construction de nouveaux minarets au pays du chocolat, des horloges et du secret bancaire. Là-bas, un parti populiste et xénophobe, l'UDC (1) de Christophe Blocher, aime mettre de l'huile sur le feu dès qu'il s'agit de l'étranger, et notamment de l'étranger de confession musulmane. Mais l'incendie n'a pas été uniquement alimenté par le référendum suisse. Il est avant tout l'apanage de notre ministre de l'Immigration et de l'Identité National, M Besson, pour qui même les propos de comptoirs rentrent dans le cadre du vaste débat voulu sur ce thème. Et ces brèves sentent parfois bon la xénophobie franchouillarde. Mais bon, n'est ce pas notre ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avec ses propos peu douteux, qui a donné l'exemple cet automne ?
Désormais avec toutes les dérives qu'il comporte, le débat sur Identité Nationale porte essentiellement sur l'Islam, sa place au sein de la France, son adaptation aux règles de la République, son rôle auprès des jeunes des quartiers difficiles et aux controverses que suscitent certains interprétations rétrogrades.
Il faut dire que l'Islam est, bien malgré lui, au centre de l'actualité depuis ces dernières années et notamment depuis les attentats du 11 septembre, organisés en partie par des musulmans qui semblaient bien intégrés socialement. L'exemple de Mohammed Atta, l'un des pilotes est assez éloquent à ce sujet. Depuis, trop d'imprécisions, d'approximations ont contribué à envenimer encore un peu plus les choses. L'Islam comme religion est trop souvent confondu avec Islamisme comme doctrine politique, le musulman lui est souvent confondu avec l'intégriste.
Les émeutes dans les quartiers dit sensibles en 2005, la loi sur l'interdiction des signes religieux ostensibles dans les lieux publics mais qui visait en particulier le port de voile à l'école, les horaires aménagés dans certains lieux publics mettant en place une véritable ségrégation des sexes au nom d'une vision de la religion, les guichets séparés, les problèmes rencontrés par certains médecins et notamment les gynécologues dans les hôpitaux, les sifflets lors de la Marseillaise, les prêches d'imans radicaux, les incidents en marge de rencontres sportives impliquant une équipe du Maghreb, la mise en place d'une commission parlementaire sur la burqa et de nombreux faits divers, tout ceci a crée un climat de méfiance vis-à-vis d'une religion. La peur née souvent de la méconnaissance et les craintes sont trop souvent attisées à des fins politiques ou médiatiques. Toute une frange de la population française est stigmatisée en raison des agissements d'un petit nombre. Comme si, tous les chrétiens français étaient constamment associés aux proches de Mgr Lefèvre.
Ne nions pas les faits, ne nous voilons pas la face, pardonnez moi l'expression, et affrontons donc la réalité et les problèmes que peuvent poser certains, mais ceci sans passion mais de façon impartial et rigoureuse.
Les origines d'un malaise.
Pour Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur et ministre des Cultes dans le gouvernement de Dominique de Villepin, derrières les émeutes de l'automne 2005 se cachait la main d'imans radicaux, qui auraient profité de la situation pour encourager certains jeunes dans des actes de vandalismes et de violence. Cette thèse a été depuis contredite par une enquête diligentée par la DST. Il s'agissait bien d'une expression de mal être social reposant sur une discrimination dans la vie de tout les jours, un chômage beaucoup plus important même chez les diplômés, un taux de pauvreté chez les enfants deux fois plus important dans ces quartiers, un bannissement spatial et une politique de l'intégration qui n'en finit plus d'échouer depuis trente ans. Que l'actuel premier magistrat de France n'ait pas su tirer les leçons de cette crise nous en dit long sur l'incompréhension d'une partie de la classe politique française face une réalité. Le plan Marshall des banlieues, lui, se fait toujours attendre et la lutte contre toute forme de discriminations doit être un leitmotiv de l'action politique quelque soit la couleur politique de la majorité en exercice.
L'Identité nationale, la création d'une mémoire commune et l'intégration de nouvelles vagues d'immigrés s'est fait au cours des décennies grâce à l'Ecole de la République, véritable creuset ou se former le futur citoyen français. Faute de volonté politique et de moyens adéquats, ce qui avait marché auparavant ne suffit plus désormais. C'est un constat d'échec qui peut expliquer pourquoi ce symbole de l'ascenseur social que constituait autrefois l'école a été la cible d'émeutiers en 2005, peut être de manière inconsciente. Cela ne s'excuse pas mais donne un nouvel élément d'analyse. L'ascenseur social s'arrête désormais ou commence le règne de la discrimination et de la xénophobie diffuse qui empoisonne notre pays.
Nous continuons toujours de parler de jeunes en leur collant l'étiquette de jeunes issus de l'immigration maghrébine, de confession musulmane, alors que cette génération est née en France de parents français pour la plupart. Cette phraséologie a un impact direct sur la vision propre qu'on ces jeunes de leur propre Identité. Dans bien des cas, ces jeunes se réfugient donc vers la religion, être musulman constituant leur identité propre, un refuge identitaire. Car un nombre important ne se qualifie plus de français pour se définir. Musulman, arabo-musulman, arabe ou turc, français musulman, musulman arabe français, la question du choix est très difficile surtout lorsqu'on continue à stigmatiser toute une catégorie de notre population. Ce repli identitaire peut même entraîner une haine de l'autre, un racisme anti-blanc évoqué par Dominique de Villepin, alors premier ministre en 2006. C'est un fait. Mais si l'on ne s'interroge pas sur les origines de mal être, le mal continuera de croître.
Un risque de récupération et de capitalisation de suffrages.
Cette dérive du débat politique a comme pour principal bénéficiaire le Front National de Jean Marie Le Pen. Déjà la vice présidente et fille, Marine Le Pen profite de l'occasion pour demander une interdiction sur le modèle suisse, expliquant benoitement que la religion doit rester dans la sphère privée. Derrière ces propos, se cachent bien entendu une attaque contre l'Islam, son père dénonçant depuis des années l'islamisation et l'invasion de la France par des hordes d'immigrés clandestins, musulmans bien sûr.
Cette récupération est somme toute logique de la part d'un parti politique français qui a fait de la peur et de l'exploitation des craintes, souvent infondées, son fond de commerce.
Construisons !!
L'Islam est la deuxième religion de France avec entre 4 et 5 millions de musulmans même si ils ne sont pas tous pratiquants. Le repli identitaire, consécutif à la mis au ban d'une partie de la population explique en partie ce chiffre, je pense.
Pour passer de l'Islam en France à l'Islam de France, la construction de mosquées me semble primordiale pour donner une place digne aux croyants français de confession musulmane. L'Islam des caves, outre qu'il est dégradant, peut être dangereux quand les prêches sont le fait d'imams radicaux, proches de la tendance salafiste.
La France est un pays laïc, la séparation de l'Eglise et de l'Etat datant de décembre 1905. Depuis la réalité française, l'immigration de l'après guerre en provenance des pays du Maghreb, oblige à changer les données.
En tant que garant du pacte républicain, l'Etat n'a pas à intervenir dans la construction de mosquées, ni au non d'une « laïcité positive », ni en référant au concordat de 1801 encore en vigueur dans certains départements français, allemand entre 1871 et 1918.
Par contre via les collectivités locales, et les élus des communes concernées, des baux emphytéotiques peuvent être accordés aux musulmans regroupés en association pour la construction d'une mosquée. Le terrain peut être ainsi alloué pour une somme modique et pour une durée de 99 ans reconductible.
Avec minaret, sans minaret ? Le rôle du minaret est l'appel à la prière mais il peut également avoir un rôle architectural. Sa construction ou non dépendra alors du code de l'urbanisme, point.
(1) L'UDC ou Union démocratique du centre nous rappelle comment une dénomination peut être parfois totalement fausse à l'instar des fameuses démocraties populaires d'autrefois qui n'avaient de démocratique que le nom.
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07.12.2009
Haut débile
Samedi, de sa région Poitou-Charentes d'adoption, Ségolène lançait un nouveau pavé dans la mare socialiste avec sa nouvelle initiative très médiatique consistant à offrir une alliance au MoDem, alors en plein congrès d'Arras, de François dès le premier tour des régionales de mars prochain. Vincent, l'ancien bras droit de Ségolène au sein du courant Espoir à Gauche et membre fondateur du RESR, le Rassemblement Ecologique Social et Républicain, ne condamne pas se rapprochement mais demande du temps au temps et surtout pas de précipitation. Il lui reproche surtout de lui avoir volé la vedette une fois de plus, lui aussi étant un partisan de l'ouverture au centre. Benoît, lui, est résolument contre cette initiative, tant au plan local qu'au niveau national et l'a réaffirmé dimanche dans l'émission + Clair. Le rassemblement doit se faire en direction des partis de la gauche institutionnelle (Verts, PCF, PRG, MRC) et non vers le centre, « issu de la droite ». François, surnommé autrefois « flamby » ne pense pas non plus que cette alliance soit vraiment opportune. Il va sans doute falloir que l'ancien premier secrétaire du PS trouve une synthèse pour répondre à cette question. Dominique, lui, reste au dessus de tout ça et continue sans doute de bien se marrer, là bas à Washington tout en sauvant le monde à la tête d'une institution responsable de crises passées. Loin de la cuisine politicienne interne du PS, il capitalise sur sa pomme de beaux sondages, certes basés sur du vent, dont l'un le propulse futur président de la République en 2012. Laurent, lui reste en retrait. De toute façon, il ne manque à personne et sa côte de popularité ressemble désespérément à un encéphalogramme plat. Il laisse à son fidèle lieutenant et ancien ministre de la ville sous Lionel, Claude, le soin de s'exprimer. Martine ne sait pas fait encore entendre depuis la nouvelle sortie de sa rivale bien qu'elle est déjà affirmé que la porte était ouverte. Martine est peut être assez mal placée pour s'exprimer sur ce sujet, s'étant alliée en 2008 dès le premier tour avec le MoDem pour conserver sa mairie de Lille. Et cela dès le premier tour. Une élection gagnée, c'est bien ; Mais dès le premier tour, avec son côté plébiscite, c'est encore mieux. C'est peut être ce que recherche Ségolène dans sa région, où une élection triomphale pourrait lui servir de nouveau tremplin pour les primaires qui s'annoncent sans doute pour 2011 au parti socialiste. Manuel et Pierre restent en embuscade.
Comment perdre des suffrages
S'allier avec le parti de François Bayrou, le Mouvement Démocrate, dénommé pour faire djeun's et branché, le MoDem, c'est avant tout prendre le risque perdre des suffrages essentiels à gauche pour le parti socialiste. Que le Modem propose de reporter ses suffrages sur les candidats issus de la gauche, tant mieux, mais cela ne doit pas prêter à des tractations de couloirs avec cette formation politique, qui n'est avant tout qu'une écurie présidentielle pour François Bayrou. Ce dernier a capitalisé un certain nombre de suffrages sous son nom en 2007, arrivant en troisième position (18,57%), ce qui s'explique par les personnalités très controversées, Royal et Sarkozy, présentées par les deux plus grands partis politiques français. Mais depuis, le Modem, a enchaîné les échecs électoraux, s'est pris une véritable tolle au dernier scrutin local (3,70% aux élections municipales de 2008 dans les communes de plus de 3500 habitants) et n'a guère brillé lors des élections européennes de juin dernier. (6 élus)
Le MoDem, combien de divisions ? Ce nouveau parti revendique entre 60 000 et 70 000 adhérents alors que Christophe Ginisty, ancien membre du conseil national du MoDem avançait le chiffre de 15 000 au moment de sa démission en août dernier. A titre de comparaison, le PCF, c'est 100 000 militants à jour de cotisation, le Front de gauche, sans doute autour des 6000 et les Verts aux environs des 9000. Le parti de Marie George Buffet allié au Front de Gauche de Jean Luc Mélenchon, transfuge du parti socialiste, a retrouvé quelques couleurs lors des dernières élections. Ce résultat comme celui enregistré par Europe Ecologie ne traduit pas un gauchissement d'une partie du corps électoral mais un véritable malaise chez nombre de militants socialistes.
Comment oublier que la campagne présidentielle de 2007 a été essentiellement construite avant le premier tour de l'élection contre la personnalité de François Bayrou. Alors vraies critiques ou simples ajustages politiques ? Combien de bien de fois, le patronyme du président du Modem a-t-il été accolé à sa réforme manquée concernant l'aménagement de la Loi Falloux sur le financement par l'état de l'école privée ? Certes les hommes changent...mais évolution de pensées ou simple positionnement politique.
Aujourd'hui, cette alliance entre le Modem et le PS est remis sur le devant de la scène par les mêmes qui rejetaient toute alliance au premier tour de la présidentielle de 2007. Une proposition de Michel Rocard, qualifiée à l'époque de « baroque » par la candidate socialiste, Ségolène Royal. Daniel Cohn-Bendit, avocat d'une coalition écologique rassemblant le plus large possible ne considère apparament plus Bayrou comme « trop minable ».
Vers un nouveau vote sanction?
Comment ne pas considérer le succès d'Europe Ecologie, aux élections européennes de juin dernier, comme étant en partie la conséquence d'un vote sanction contre l'attitude du parti socialiste, et son positionnement politique considéré comme n'étant pas assez à gauche pour beaucoup de ses militants ou sympathisants. Le rassemblement doit se faire à gauche avec toutes les forces politiques qui acceptent de prendre leur responsabilité et mettant en place une alliance pour gouverner. (Ce qui exclu le NPA d'Olivier Besancenot et les différents groupuscules trotskistes cantonnés dans leur rôle de pourfendeur de la gauche traître)
Le Modem aujourd'hui, c'est 3 députés sur 577 à l'Assemblée nationale. Le positionnement politique de ce parti nous renvoie au MRP de la IVème république ou au parti radical sous la IIIème. Ces partis, membres de toutes les coalitions gouvernementales, faisaient et défaisaient les coalitions gouvernementales aux grès des sujets et des circonstances. En faisant la pluie et le beau temps sur les bancs de l'Assemblée Nationale, ils étaient en grande partie responsables de l'instabilité politique caractéristique de ces régimes.
Le parti socialiste grâce au président Sarkozy a un boulevard devant lui. Il va sans doute, comme en 2004, remportait une majorité de régions grâce au scrutin à deux tours. Mais pour éviter un nouveau vote sanction en 2012, il s'agit d'affirmer dès maintenant un choix politique clair. Le Rassemblement, oui, mais pas avec n'importe qui.
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06.12.2009
Unfair trade
La lecture du journal « de référence » Le Monde ce matin a été une source extrêmement riche en informations. Tout d'abord à la page 5, c'est GDF Suez qui nous gratifie d'une petite présentation de son implantation au Brésil : « En produisant 80% de son électricité à partir de l'hydraulique, Tractebel Energia, premier producteur indépendant d'électricité au Brésil, répond aux besoins énergétiques grandissants d'un pays tout en respectant l'environnement ». Ah, l'environnement, un argument de vente incomparable en cette période de pré-Copenhague. Respecter l'environnement, c'est bien, mais pour ce qui concerne les tarifs ? (1) « L'énergie est notre avenir, économisons là ». La hausse continue du prix du gaz (Et que dire des bénéfices du groupe), joue de toute façon, même si ce n'est qu'à la marge dans des cas, sur nos économies d'énergie.
A la page 9, c'est le symbole même du capitaliste anglo-saxon, du « mondialisme », de « l'ultra libéralisme », du « cosmopolitisme » tant honnis par notre Jean Marie Le Pen national, à savoir Coca Cola, qui s'offre une pleine page pour vanter son implantation en France. Une pub qui pourrait, pratiquement, servir de parfait exemple pour l'un des slogans du FN : « Il faut produire français en France avec des Français ». Sauf que...
« Made in France* Avec Fierté. 95% des boissons commercialisés en France par Cola Cola Entreprise sont fabriqués en France dans 5 sites de production, à partir de 80% de matières premières françaises (On ne veut pas savoir lesquelles..). Nous employons plus de 2700 personnes en France. Depuis 2004, nous avons investi 260 millions d'euros dans notre outil industriel et commercial en France. Et ça nous en sommes plutôt fiers. Coca Cola Enterprise. Un grand nom, mille visages » Il faut dire que produire des produits à faible valeur ajoutée en Chine lui reviendrait bien plus cher, c'est pourquoi toute entreprise voulant conquérir de nouvelles parts de marché, avec ce type de produit notamment, s'implante sur le terrain qu'elle désire conquérir. Ce n'est pas de l'éco-responsabilité, mais simplement du business... (2)
La publicité, astérisque à l'appui, précise que Made in France signifie Fabriqué en France. Cette précision, éminament nécessaire, aurait tendance à démontrer que le métier de TF1 a vraiment bien marché, peut être au-delà des espérances de son ancien dirigeant, Patrick Le Lay (3) et que nous sommes tous abrutis.
Et puis viennent le tour des publicités concernant le secteur automobile, un secteur fort générateur d'émission de GES mais ou l'écologie à toute sa place. Ainsi page 7, certains modèles chez Citroën sont concernés à la fois par une prime verte, une super prime verte et un bonus écologique. Faite une bonne action pour l'environnement, acheter une nouvelle voiture ! Moins émettrice GES elles produisent toute de même, pour les moins polluantes, autant de carbone en dix kilomètres qu'un humain de par sa respiration en une journée. Après le constructeur français, vient le tour de Honda de vanter sa dernière Honda page 10 (Bonus écologique et 125 gr de CO2 au kilomètre).
A la page 16, nous découvrons une nouvelle association de protection de l'environnement dénommée Timberland. : « Les premières bottes qui refusent de piétiner l'environnement » « Nos bottes Earthkeepers sont munies de semelles Green Rubber composées à 42% de pneus recyclés. Et en seulement trois ans, nous avons réduit nos émissions directes de carbone de 27% » Quid alors des émissions indirectes ? « Vous voulez défendre la cause de l'environnement ? Demandez aux dirigeants mondiaux à Copenhague de joindre l'acte à la parole. Demandez-leur de montrer la voie » La marque propose ensuite au lecteur d'agir et de se rendre sur son site. Après Greenpeace, Oxfam ou WWF, voici donc Timberland, producteurs de vêtements d'extérieurs mais également nouvelle organisation leader dans la lutte contre le dérèglement climatique.
Page 17, c'est EDF, qui se présente en tant que leader de l'électricité « Bas Carbone ». Interview pub de sa responsable de développement durable à l'appui, on apprend que 64% de l'électricité des pays de l'OCDE est produite à partir d'énergies fossiles contre 4,1% chez nous en "partie grâce au nucléaire" A contrario, EDF grâce son parc nucléaire constitué de 58 réacteurs plus ou moins en bon état est le bien le leader européen des déchets nucléaires...78% de notre électricité provient de notre parc de centrales nucléaires. Le nucléaire et l'environnement dans une même publicité?
A la page 19, c'est IBM qui se prononce « Pour une gestion de l'eau plus intelligente ». La société américaine aurait, elle, mieux « gérer » ses relations passées avec l'Allemagne nazie. (4)
« Vivement Noel » avec Hermès Paris en dernière page du journal. Magnifique pub, ou des cravates sauvages sont pendues dans un décor digne du pays Inuit. Une allusion cachée au rôle moteur des costumes-cravates de certains grands groupes, dans la catastrophe annoncée ?
Le commerce équitable.

Restons dans le domaine de la consommation pour nous interroger sur le marché équitable à quelques semaines maintenant de la plus grande fête consumériste d'occident, Noël. Comme chaque année, des millions de produits destinés à finir à la poubelle à court terme ou au fond d'un placard feront le bonheur des grands temples de vente que constituent les grandes surfaces.
Le commerce équitable ne concerne encore que peu de produits et un faible pourcentage des achats dans le panier des ménages mais ce secteur progresse de 10% par an. Une aubaine pour des grandes enseignes en quête de respectabilité éthique ou environnementale. Achetant désormais aux petits producteurs, en passant au dessus des labels et des centrales d'achat (type Max Haavelar), elles proposent des produits issus du commerce équitable sous leur propre marque. Ca rapporte et c'est moins cher qu'une campagne de marketing chez Publicis.
Des produits toujours moins chers mais de qualité. Une disponibilité toujours immédiate du produit pour le consommateur roi. Une production interne, de pain par exemple, poussée au-delà de la demande réelle pour fidéliser le client. Tout cela a un prix fort élevé qui se traduit par le gaspillage de masse (5), le diktat des prix aux petits producteurs, le taylorisme, une flexibilité du travail poussé à outrance et des achats de masse chez nos amis chinois.
Acheter des produits issus du commerce équitable au milieu de milliers d'articles issus de la loi du plus fort, de l'exploitation de la misère, de conditions de travail déplorables ....cela pose forcément des problèmes de conscience. Doit on se réjouir d'une plus grande offre d'achat pour ses quelques produits ou au contraire d'y voir qu'une campagne d'image réalisée à moindre coût par des grandes enseignes. Doit on se réjouir que le petit paysan du Guatemala puisse enfin vivre décemment et vendre son produit au prix juste mais quand même temps nos paysans fermiers se voient offrir une misère pour les leurs.
Le commerce équitable doit devenir un truisme. Il doit forcément l'être ou le devenir. Les produits doivent être achetés à des prix justes. Ces derniers doivent prendre en compte toute une palette d'indices pour en calculer le prix juste : Le revenu décent pour le travailleur, le capital (temps et travail) investi, l'impact sur l'environnement...
Un dernier mot.
En cette fin d'année, les rayons des grandes surfaces sont remplis de centaines de jeux différents. Les ménages français dépenseront cette année près de 600 euros en moyenne pour Noël, dont une grande partie sera consacré à l'achat de cadeaux pour nos jeunes pousses. Si l'on sort un peu des sentiers battus, il existe de nombreux cadeaux potentiels réalisés avec des matières nobles (Notamment différentes essence de bois) proposés chez des artisans locaux ou chez des associations fondatrices du commerce Equitable. (Artisan SEL, Artisans du Monde). Pour les jeux ou jouets, ils sont souvent très ludiques (Ce qui n'est pas toujours le cas pour certains vendus sous 10 couches d'emballages en grande surface et ailleurs), créatifs, travaillés main en grande partie et souvent peu couteux. Ces derniers sont présents aux marchés de Noël organisés un peu partout.
On peut également se rendre dans des brocantes, marchés aux puces ou bourses aux jouets. On réutilise ou recycle, c'est déjà pas mal.

Ci dessus, quelques idées originales (A retrouver sur http://doulaterrenative.over-blog.com)
(1) En 2005, après des grèves consécutives à des hausses de prix, le gouvernement bolivien annulait un contrat avec une filiale locale de la société française Suez Environnement, Aguas del Illimani. Cette compagnie était montrée du doigt pour ses tarifs prohibitifs et pour ne pas distribuer l'eau dans les quartiers pauvres... Précisons, qu'Evo Morales n'était pas encore président à cette époque là mais que c'était un authentique président libéral qui dirigeait le pays. Suez a également connu des revers en Argentine. Dépêche AFP, 6 octobre 2005 : Des propos critiques de l'ambassadeur de France à Buenos Aires envers le gouvernement de Nestor Kirchner, en marge du dossier Aguas Argentinas, filiale du groupe français Suez, provoquent une vive réaction des autorités argentines. En effet l'ambassadeur Francis Lott avait qualifié le 4 octobre dernier de « populiste » et « d'un peu soixante-huitarde, l'attitude du gouvernement du président Kirchner, dans la gestion du dossier Aguas Argentinas »
(2) Pour en savoir plus sur Coca Cola : http://fr.wikipedia.org/wiki/Coca-Cola#Responsabilit.C3.A...
(3) « Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective 'business', soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible.
(4) Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibm#IBM_et_le_r.C3.A9gime_nazi
(5) A voir ou a revoir le documentaire réalisé sur le gaspillage du pain en France et dans la grande distribution en particulier diffusé mardi 2 décembre, en seconde partie de soirée dans l'émission Complément d'Enquête sur France 2.
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05.12.2009
Une exigeance de justice sociale
« Les français s'interrogent moins aujourd'hui sur l'Identité que sur leur fin de mois », Cette déclaration de la premier secrétaire du PS, Martine Aubry ne vient souligner qu'une simple évidence. Après tout ce débat n'a-t-il pas été lancé en prévision des élections régionales de mars prochain, élections de mi-mandat en quelque sorte et qui risquent fort de sanctionner les promesses de campagne non tenues par Nicolas Sarkozy depuis le début de on mandat présidentiel.
La défense de la valeur travail alors que le règne des bonus dans les grands groupes est loin d'avoir été touché par la crise ? La hausse du pouvoir d'achat des français quand les taxes (Hausse du forfait hospitalier, hausse du prix du gaz...) touchent l'ensemble de nos compatriotes mais que les principaux avantages accordés par le fameux paquet fiscal ne concernent qu'une poignée, fort aisé, d'entre nous? Le « Travailler plus pour gagner plus » comme solution préconisée pour l'augmentation des salaires ce qui exclu des dizaines de catégories socio professionnelles et qui dépend, non pas du salarié, mais du bon vouloir et des demandes du patronat ?
Alors qu'une formidable opération de solidarité sera de nouveau lancée ce soir pour recueillir un maximum de dons dans le but d'aider les scientifiques dans leurs recherches afin de trouver de nouveaux traitements pour les maladies rares, nous pouvons légitimement nous interroger sur la notion de solidarité de façon générale en France.
Cette notion est très large car elle regroupe tout un panel de solidarités parfois imbriquées les unes aux autres. La solidarité intergénérationnelle qui se traduit encore aujourd'hui par le régime général des retraites. La solidarité au sein d'un groupe, d'une communauté de pensées. La solidarité spatiale assuré par l'Etat, la région, la département, la commune au nom du principe de subsidiarité et de péréquation entre les différents individus qui les composent.
Mais cette solidarité est mise à mal. Souvent tel groupe est opposé à tel autre, fonctionnaires contre salariés du privés, jeunes contre vieux, travailleurs contre patronat...Diviser pour régner, tel semble être le crédo utilisé par certains.
La mission de l'état est d'assurer au nom de la justice sociale et de l'équité cette notion de solidarité franco-française. Et ce n'est pas le cap actuel vers lequel nous voguons.
Une exigence de justice sociale.
Passons sur la générosité de certaines compagnies (Provision opérationnelle de 500 millions d'euros chez BNP-Paribas pour ces traders en partie responsable de la crise actuelle contre 1 milliard prévu initialement à cet effet) envers certains de ces membres en cette période de doute, de hausse du chômage et d'insécurité sociale générale.
La précarité en France est un phénomène qui, crise financière oblige soulignons le dans un souci d'objectivité, s'amplifie et touche denombreuses catégories sociales. Cette année encore, les Restos du Cœurs, fondé il y a près de 25 ans par Coluche le temps d'un hiver, distribueront des repas aux plus démunis. Avec 110 millions de repas prévus, c'est une hausse de 13 à 15% sur laquelle table pour l'instant ces principaux responsables. Les plus démunis, ce ne sont pas seulement les sans domiciles fixes, mais de nombreuses familles monoparentales, des salariés à temps partiels souvent subis, des intérimaires, des smicards, des personnes âgées, les chômeurs en fin de droit, bref des millions de personnes qui subissent de plein fouet la précarisation générale de leur condition de vie. Bref, il s'agit de nombreuses personnes, qui ne vivent pas de « l'assistanat » tant décrié par la droite mais qui ont un emploi, qui travaillent dans des conditions plus difficiles et qui n'arrivent pourtant pas à boucler leurs fins de mois.
Sur le papier, statistiques à l'appui, le pouvoir d'achat a augmenté en moyenne de 1,4% en 2009 contre une stagnation l'année précédente. Il devrait cependant rester en berne en 2010. Mais il ne s'agit là que d'une moyenne. Et comme toute opération mathématique réductrice, elle occulte de grandes inégalités La part des ménages consacré à l'achat de biens de première nécessité ou au règlement des charges (eau, gaz, électricité) est bien différente selon la tranche de revenu que l'on étudie.
Pour les 10% des français les moins fortunés, la part du revenu consacrée aux loisirs et autres achats qui ne sont pas de première nécessité, est fort modeste, 80 euros. 150 euros pour les revenus situés autour de 1500 euros et 1474 euros pour les 10% les plus riches. (1)
En 2004 Nicolas Sarkozy, ministre d'Etat, ministre de l'Economie et des Finances, diminue la part que détient l'état français dans le capital de GDF en promettant que cette décision politique n'aurait pas d'impact sur le devenir de la société. « EDF-GDF ne sera pas privatisée, ni aujourd'hui, ni demain. Le gouvernement de la France veut que l'Etat conserve la majorité des parts de cette grande entreprise. Nous en débattrons d'ailleurs puisque la loi fixera un seuil minimum - il est aujourd'hui de 50 % - qui pourra ou non être relevé. » Quelques années plus tard, en juillet 2008, GDF fusionnait avec le groupe franco-belge Suez et devenait un nouveau géant énergétique, privé car l'état y est actionnaire minoritaire Bien que, crise oblige, les prix des matières premières soient parties à la baisse en 2009, notamment en ce qui concerne les hydrocarbures, le prix de la facture de la note de gaz, elle, n'a pas suivi la même pente. Il s'agit désormais de rentrer dans la logique boursière, celle du bénéfice et des dividendes au dépend de la mission de service public qui était impartie à cette grande compagnie auparavant. Le prix du gaz est le même pour tous à quantité égale. En proportion du revenu, c'est différent.
Le taux de pauvreté en France s'élève. Selon une étude de l'INSEE, en France en 2006, 7,1 % de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté relatif de 50 % (50% du revenu médian que l'on pourrait estimer à 2000 euros par mois) 13,2 % sous le seuil de pauvreté de 60 %. Cela était monté à 13,4% de la population (8 millions ayant moins de 910 euros par mois) en 2007, alors que la moitié des Français disposaient de moins de 1 500 euros par mois
Est ce normal ? La normalité selon notre premier ministre François Fillon, c'est qu'un Henri Proglio, qui cumule désormais les fonctions de patron de Véolia et d'EDF, perçoive un salaire de 2 millions d'euros annuels. Ne tombons pas dans un discours pro-égalitaire et populiste anti-patron. Mais force est de constater l'écart de revenu abyssal qui s'est instauré entre certaines grandes fortunes et une majorité de français. Ce que nous demandons, ce n'est pas l'égalité, mais l'équité. Ce que nous demandons (Certes des inégalités de salaires découlant de différents facteurs, étude, niveau de responsabilité, charge de travail... sont nécessaires), mais des inégalités ou le salaire annuel (Primes, jetons de participation et stock option inclus), de certains ne se calculent en années de SMIC. Discours fleur bleue diront certains, mais discours nécessaire.
Cette année, les banques alimentaires prévoient des demandes en hausse de 16%. Et encore, de nombreuses personnes, une donnée non quantifiable, refuse, par honte/fierté, toute aide extérieure. Combien sont-elles au total ?
Le SMIC, fixé à un taux horaire brut de 8,82 euros, ne sera pas revalorisé cette année Pas de coup de pouce pour les 23% de salariés français rémunérés au salaire minimum. Pas de coup pour une frange de la population, dont la part du revenu consacré à consommer est très importante.
Nous n'attendons pas de miracle de la part du gouvernement français, qu'il endette l'Etat de façon ubuesque ou qu'il distribue des milliards qu'il n'a pas Par contre, il faut qu'il donne l'exemple afin de couper l'herbe sous le pied aux détracteurs du régime démocratique et à ses discours populistes contre l'élite Et l'exemple donné par l'augmentation des salaires moyens des membres des cabinets ministériels est insupportable. (+26% entre 2008 et 2009). Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres.
Le bouclier fiscal a coûté 246 millions d'euros en 2007 (année fiscale 2006) et 458 millions d'euros en 2008 (année fiscale 2007). 13 998 contribuables ont bénéficié d'une restitution d'impôt en 2008 pour un gain moyen de 33.000 euros, contre 16.000 en 2007. Comparaît à notre PIB, ou tout simplement au budget de la France, cette somme est dérisoire. Mais elle est symbolique ! Tout comme l'ISF qui finalment rapporte très peu.
Selon l'avis des présidents des commissions des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, Didier Migaud (PS) et Jean Arthuis (UMP), le paquet fiscal « est incontestablement coûteux puisqu'il entraînera des pertes de ressources fiscales évaluées à 1,5 milliard d'euros en 2007, 10 milliards en 2008, 13 milliards en 2009 et 15 milliards en 2010 », et soulève des doutes sur sa pertinence. Ces derniers mettent en effet en doute « le principe qui voudrait qu'activer la consommation c'est doper la croissance. Cela permet sûrement de créer des emplois mais bien souvent des emplois hors de France ». Une part notable de l'effort budgétaire consenti l'a été au profit de catégories sociales favorisées (Allègement des droits de succession, Aménagement de l'impôt sur la fortune, Abaissement du bouclier fiscal, voire, pour une part Crédit d'IR sur les intérêts d'emprunt immobilier).
(1) Source : Le Monde daté du 4 décembre 2009.
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04.12.2009
Aucun espoir ?
Le gel du processus de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est une condition indispensable pour reprendre le processus de paix qui se traîne depuis les accords d'Oslo de 1993. Chaque jour, ce sont de nouvelles habitations qui se construisent en toute illégalité sur des terres palestiniennes. Chaque jour qui passe, c'est un peu plus de territoire palestinien qui est colonisé et annexé de fait à l'état hébreu. Comment ne pas qualifier de véritable cancer pour la paix toutes ces implantations illégales construites sur des terres palestiniennes. Trop longtemps, les gouvernements israéliens, de tout bord qu'ils soient travaillistes ou issus de la droite dure nationaliste (Likoud) ont laissé faire voir encouragé cette véritable gangrène. Gangrène, car ceux sont des pans entiers du futur état palestinien qui sont ainsi coupés, charcutés et annexés. Aujourd'hui, 300 000 colons juifs sont installés en Cisjordanie et près de 270 000 à Jérusalem Est. De part leurs présences, ils empêchent toute possibilité de créer un état palestinien viable. La Cisjordanie est morcelée et seule une opération de décolonisation massive pourrait y mettre un terme. Or ce sera presque impossible. Il suffit de se souvenir du désengagement israélien particulièrement difficile entrepris sous la houlette d'Ariel Sharon dans la bande Gaza en 2005. 8000 colons accaparaient, terres et routes comprises, près de 40% de ce minuscule territoire, laissant les 60% restant à 1,3 million de palestiniens.
Et pourtant, l'état hébreu ne peut plus remettre en cause la probité et l'honnêteté de son principal interlocuteur Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne depuis janvier 2005 Ce dernier est un interlocuteur crédible, ce qui n'était pas toujours le cas quand cette fonction était occupée par Yasser Arafat. Ce dernier, traité de terroriste par Tel Aviv, servait de prétexte de son vivant à toutes reprises du dialogue de paix entre palestiniens et israéliens. Mahmoud Abbas, las, a annoncé qu'il ne se représenterait pas à la prochaine élection présidentielle. Son successeur potentiel, Marouan Barghouti, croupi dans une prison israélien pour des peines cumulés atteignant 60 ans.
Pressé par les Etats-Unis de suspendre la colonisation, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu s'est engagé à geler ce processus pour 10 mois, gel qui ne s'applique pas à « la croissance naturelle » des colonies déjà existantes.
Les principaux problèmes.
Le mur de séparation construit par l'Etat hébreu après la vague d'attentats terroristes qui a ensanglanté Israël a permis de réduire à néant ces actes barbares. Cette idée, venu des rangs de la gauche travailliste a été utilisé à des fin d'annexions territoriales en Cisjordanie. En effet, le mur ne suit pas le tracé de 1967 et empiète à maintes reprises sur le territoire du futur état palestinien. Des agriculteurs palestiniens se voient ainsi séparés de leurs terres par ce qu'ils qualifient de mur de la haine, de mur de l'apartheid.
L'apartheid, un mot choc et pourtant. L'apartheid, politique de ségrégation raciale mise en place en Afrique du Sud en 1948 a servi de prétexte pour la création de bantoustans avec des pouvoirs limités. N'est ce pas ce que nous allons observer en Palestine avec une Cisjordanie morcelée par le mur de séparation et les colonies, empêchant tout état viable et d'un seul tenant de voir le jour.
L'esplanade des mosquées est le troisième site religieux le plus important pour les musulmans après Médine et la Mecque. Et pourtant ce lieu sacré, qui mérite respect et considération est l'objet de provocations et de violences. L'esplanade des mosquées et une partie de Jérusalem appartiennent aux palestiniens conformément aux résolutions votées par l'ONU.
La Bande de Gaza est contrôlé depuis plus deux ans par les islamistes du Hamas. Emanation palestinienne de l'organisation égyptienne des Frères Musulmans, les islamistes du Hamas ont été soutenu en sous main à leur début par Israël, qui y voyait un bon moyen pour torpiller la coalition panarabe et laïc regroupée au sein l'OLP (Organisation pour la libération de la Palestine) de Yasser Arafat. A force de jouer avec le feu...Tôt ou tard, il faudra composer avec ces islamistes et une reconnaissance réciproque s'imposera d'elle-même. (Reconnaissance du Hamas comme force politique palestinienne contre une reconnaissance de l'état hébreu qui passe par l'abrogation de la charte de la formation islamique)
Le partage de la ressource en eau est également très important. Le Jourdain et le lac de Tibériade sont totalement contrôlés par Israël.
De plus, nier à un peuple le contrôle de ses frontières, de son espace aérien, de ses échanges commerciaux...c'est nier une nation, c'est empêcher cette dernière de bâtir un état viable.
Si l'Etat israélien veut continuer à reposer sur deux piliers, être à la fois juif et démocratique, alors il faut la création d'un état palestinien. Sans cela, les juifs se retrouveront minoritaires en Palestine et ils devront faire un choix entre leurs deux socles fondateurs.
Et nous dans tout ça?
La France a subi de multiples vexations au cours des années passées. Représentants diplomatiques retenus aux postes frontières, interdiction de se rendre dans la bande de Gaza pour Bernard Kouchner lors de son dernier voyage dans la région...et nous continuons de nous taire. Pression du lobby juif persiflerons certains, antisémites notoires sous couvert d'un antisionisme de circonstance alors que l'immense majorité de concitoyens de religion hébraïque partage, j'en suis certain, mon point de vue.
L'Europe, de part ses divisions, est souvent présenté comme un géant économique mais comme un nain diplomatique. Et pourtant, nous avons des moyens de pression autrement plus puissants que les Etats-Unis. 40% des exportations israéliennes parviennent sur notre vieux continent. Alors ?
La neutralité, c'est déjà faire un choix. Plus jamais, nous ne devons rester silencieux devant des crimes commis à grande échelle comme ceux pratiqués par une démocratie lors de l'opération Plomb durci avec ces centaines morts dont plus de 300 enfants!!
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