Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/01/2010

Quelle Europe?

Herman Van Rompuy est désormais le nouveau président de l'Union Européenne. Pardon du conseil européen. Pardon encore, mais je croyais que c'était l'Espagne qui assurait cette fonction pour six mois à partir du 1er janvier...

Revenons pour l'instant à notre ancien premier ministre belge, figure tellement effacée et méconnue dans notre paysage politique qu'elle a été choisi sagement pour devenir le représentant officiel et la figure emblématique de l'Europe politique nouvelle, née du Traité de Lisbonne. Il sera assisté dans sa tache par une nouvelle représentante chargée de la politique extérieure de l'UE, à savoir la britannique Catherine Ashton, baronne de son état. A ce stade, on arrive à peu près à suivre les réformes institutionnelles introduites par le Traité de Lisbonne, notamment la nomination pour de 2 ans et demi avec mandat renouvelable une fois, d'un président du conseil européen par l'ensemble des chefs d'état et de gouvernements membres de l'UE. Ce que l'on comprend moins bien, c'est le rôle désormais tenu par le pays président le Conseil européen pour 6 mois. Depuis le 1erjanvier, c'est à l'Espagne de José Luis Rodriguez Zapatero qu'incombe ce rôle comme nous l'avons déjà souligné.

Pour le commun de mortels, auquel j'appartiens, la diarchie ou présidence bicéphale ainsi constitué est déjà fort complexe pour comprendre, le niveau et l'étendue des pouvoirs de chacun. Et c'est sans compter sur José Manuel  Barosso, notre président de la commission européenne, autre figure de l'exécutif européen. Là faut-il parler désormais de triarchie ou d'anarchie dans les prérogatives respectives de chacun des acteur nommés.  

Les modifications du mode de fonctionnement de l'UE ne permettent toujours de répondre à des aspirations de nombre de concitoyens, notamment en terme de politique sociale et d'harmonisation fiscale. Le référendum d'initiative populaire, nécessitant 1 millions de signatures d'européens, vendu comme une avancée démocratique par une Europe soucieuse des attentes de nos concitoyens et se voulant plus proche de ces derniers, est conditionné au bon vouloir de la commission européenne qui peut valider...ou non une telle démarche.

D'autres questions restent en suspend notamment en ce qui concerne l'élargissement de l'Union Européenne envers d'autres pays européens (Albanie, Serbie, Croatie, Bosnie Herzégovine, Kosovo, Macédoine, Ukraine, Biélorussie,..............Norvège, Islande, Suisse). La Turquie reste encore un lourd dossier malgré les véritables progrès enregistrés sous l'ère Erdogan et contribue au débat sur les frontières de l'Union Européenne. Sont elles physiques, humaines, culturelles, religieuses ? Pour ma part, je tent à incliner pour une entrée d'une Turquie démocratique et respectueuse de sa minorité kurde dans l'Union Européenne. Le « partenariat stratégique » vendu par certains hommes politiques pour complaire à leurs opinions publiques risque d'entraîner ce pays vers ces turpitudes passés au lieu de l'ancrer dans un espace porteur de valeurs fortes.

Et notre Défense commune dans tout cela. En réintégrant la France dans le commandant intégré de l'OTAN, dont notre pays était sortie en 1966 par volonté du général, le président Sarkozy a torpillé tout espoir de voir naître un jour une véritable force européenne de défense. Nain diplomatique, nous restons sous étroite emprise américaine sur ce dossier.

Et puis il y a tous les autres sujets, de l'harmonisation fiscale à la mise en place d'une vraie politique sociale européenne.

Je reste persuadé que le règlement intérieur de la maison Europe aurait du être établi avant l'élargissement massif de 2004 à 10 pays issus en grande partie de l'ancien glacis soviétique. Mais on ne pas revenir sur le passé et le Traité de Lisbonne montre bien à sa manière que le Plan B ou Plan Bis qui n'était pas censé exister après le rejet massif du Traité Constitutionnel européen en mai 2005 par le peuple français a bien pu voir le jour. Au prix, certes, d'une confiscation d'un débat politique et démocratique, le traité ayant été adopté par le Parlement réunis en Congrès et non par le peuple.

04/01/2010

Revue de presse du front

L'actualité internationale s'écrit chaque jour en grande partie avec des « actions » (Attentats au Pakistan, enlèvements en Afghanistan, vidéos de propagande et fermetures d'ambassade au Yémen...) menées et revendiquées par des groupes, souvent présentés comme étant liés à l'organisation terroriste Al Qaïda (La base). Il faut dire que Al Qaïda est une franchise, une hydre avec de multiples facettes dont chacun peut se revendiquer si l'action entreprise cadre avec les préceptes sanglants et passéistes promus par l'organisation. Soulignons également que mettre une photo, à savoir celle d'Oussama Ben Laden, et un nom, Al Qaïda, rassure nombre de nos semblables, l'ennemi obscure combattu étant clairement identifié, ce qui est bien sûr loin d'être le cas dans la réalité. Une facilité avec laquelle nos journalistes et nos responsables politiques jouent souvent...

Les attentats du 11 septembre n'ont pas été le déclencheur d'une nouvelle vague de terreur s'abattant sur notre monde occidental, terre de corruption morale pour nos ennemis mais un simple révélateur, particulièrement spectaculaire et meurtrier, d'une situation de fait qui dure depuis des décennies.

Certains combattants djihadistes comme Jallaludin Haqqani ou Oussama Ben Laden, pour ne citer que les plus connus, se sont illustrés lors de la guerre sainte menée en Afghanistan après l'invasion de ce pays par l'armée rouge en 1979. D'autres se sont illustrés sur d'autres théâtres de guerre comme en Bosnie avec une légion internationale des combattants, en Tchétchénie sous la conduite du chef de guerre Chamil Bassaïev, ou encore au Cachemire. Autre exemple, la confrérie des Frères musulmans a, elle, été fondée en 1929 en Egypte, pays ou le président Anouar El Sadate a été assassiné en octobre 1981 par un officier islamiste lors d'une parade.

Petit tour du monde d'Ouest en Est du front.

L'islamisme, quelque soit les adjectifs qu'on lui colle, radical, salafiste, fondamentaliste...est une idéologie totalitaire par essence. Le Coran et la Charia servent alors de justificatifs à toutes les actions menées par ses zélateurs qui cherchent à dominer par la force et la violence et éliminent sans scrupules tout opposant. La confrérie des Frères musulmans par exemple, s'est fait notamment connaître avec son slogan «  le Coran est notre constitution ». Depuis, cette dernière fondée par un instituteur, et grand père du très discuté Tariq Ramadan, Hassan El Bana a renoncé officiellement à la violence ce qui a ouvert la voie à d'autres groupuscules terroristes comme le Djihad Islamique, dont fut membre le numéro 2 de l'organisation Al Qaïda, le docteur Ayman Al Zawahiri.

Sur le continent africain :

Dans la région du Sahel, un groupuscule dénommé Al Qaïda au pays du Maghreb islamique (AQMI) s'est rendu coupable de multiples actions contre les gouvernements en place dans la région ou contre des représentants de l'Occident, tant honni, notamment des touristes ou des représentants d'organisations humanitaires. L'AQMI est en partie composé de membres issus d'anciens groupes actifs en Algérie lors de « la sale guerre » des années 90 comme le GSPC (Groupe salafiste pour la prédiction et le combat) issu lui même des anciens GIA (Groupes islamiques armés). Outre l'enlèvement d'occidentaux, le groupe s'est illustré en menant une attaque, certes manqué, contre l'ambassade de France à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, en tendant des embuscades aux forces de sécurité de certains pays sur lesquels elle sévit (Mauritanie, Algérie, Niger) ou en abattant de manière barbare des touristes français en 2007. Ce groupe mouvant, qui agit sur une région grande comme l'Europe semble pour l'instant insaisissable malgré l'investissement américain (Aides militaires, envoi de « conseillers) sur place après les attentats du 11 septembre.

La Somalie est un pays en pleine anarchie politique depuis le renversement du dictateur Siyad Barré en 1991. Les américains, avec l'opération Restore Hope, ont bien tenté de mettre un peu d'ordre avant de quitter précipitamment le pays en 1993 après une journée noire et la perte de nombreux soldats (La chute du Faucon noir de Ridley Scott résume cette journée qui a conditionné l'armée américaine). Depuis le pays a été divisé en trois parties : Le Somaliland, qui correspond à l'ancienne Somalie britannique, le Puntland et enfin le reste qui constitue toujours la Somalie avec Mogadiscio comme capitale. Il y a trois ans, les forces islamistes étaient près de conquérir l'ensemble du pays et le gouvernement transitoire s'était réfugié dans une ville proche de la frontière éthiopienne. Ce pays, majoritairement chrétien, voyait d'un mauvais œil la progression islamiste chez son voisin et décidait d'intervenir. Tandis que les forces éthiopiennes progressaient, les milices islamistes, elles, recevaient de l'armement de l'ennemi du premier, à savoir l'Erythrée, pays musulman. Depuis les forces d'Addis-abeba se sont retirées pour laisser la place à une force composée des pays membres de l'Union africaine. Cette dernière, cible de nombreuses attaques des islamistes ne contrôlent que quelques quartiers de la capitale. Bref, l'anarchie perdure et le marché de Bakara en plein centre de la capitale reste un enjeu stratégique et politique pour les deux camps. Pour finir, il semble également important de souligner qu'une Fitna (séparation) semble s'être opéré dans ce pays, une partie des islamistes d'hier s'étant désormais alliée au gouvernement fédéral de transition (GFT)

Dans la péninsule arabique :

Au Yémen, la présence de l'organisation salafiste est combattue par le pouvoir de Sanaa en coordination avec l'Arabie Saoudite, pays avec lequel le Yémen a eu autrefois des relations musclées pour des raisons territoriales. Cette zone, la plus pauvre de la région a vu la naissance en début d'année de la branche Al Qaïda dans la Péninsule arabique (AQPA). En 2004, une rébellion conduite par un cheikh local, tué depuis, s'est transformée en véritable insurrection dans le nord du pays. C'est désormais Abdel Malik Al Houthi qui la dirige. C'est au Yémen également, que le jeune nigérian de 23 ans, qui a tenté de faire sauter un avion de ligne reliant Amsterdam à Détroit, aurait reçu l'entraînement et le matériel nécessaire à son acte. En 2000, le navire américain USS Cole avait visé par un attentat au bateau suicide en rade d'Aden, entraînant la mort de 11 marins. C'est également dans ce pays qu'un attentat a été commis l'année dernière contre l'ambassade américaine, entraînant la mort de 19 yéménites. Enfin depuis deux jours, certaines ambassades occidentales (États-unis, France, Grande Bretagne) ont été fermées pour cause de menace terroriste.

Plus au nord, l'Arabie Saoudite semble en avoir fini pour l'instant avec les attentats qui l'avaient fortement secoué après l'invasion de l'Irak par les États-unis en 2003. Ces attentats qui visaient des installations pétrolières visaient à déstabiliser un pouvoir qui a un besoin vital des revenus issus de l'or noir pour se perpétuer. C'est également dans ce pays, que le premier kamikaze muni d'un slip piégé a fait son œuvre l'année dernière, malgré des mesures de sécurité draconiennes, en visant le vice ministre de l'Intérieur. L'Arabie Saoudite, cible indirecte des néo-conservateurs américains lors de l'invasion de l'Irak a fermé en grande partie les robinets qui alimentaient tant de groupuscules islamistes à travers le monde. Mais comme pour le Pakistan, les liens tissés pendant de longues années entre certains cercles du pouvoir et ces groupes ne peuvent être rompus en quelques mois ou même quelques années.

Au Proche Orient :

Au Liban, le parti de Dieu, le Hezbollah, constitue un Etat dans l'Etat avec sa propre milice, financée et armée par l'Iran des ayatollah, et ses propres services sociaux. Ainsi, après la guerre menée par l'état hébreu dans le sud du pays en juillet 2006, le Hezbollah a été le premier à promettre des aides pour la reconstruction des maisons détruites lors des bombardements et combats entre ce dernier et Tsahal Au Liban, cette milice chiite est l'alliée naturelle du Hamas, le mouvement de la résistance islamique, un parti sunnite dirigé désormais par Khaled Meshaal, son chef du bureau politique, en exil actuellement à Damas. Cette alliance contre l'ennemi commun « sioniste », contre nature d'un point de vu théologique confirme bien l'adage : l'ennemi de mon ennemi est mon ami. Le pays a également connu de lourds et sanglants combats avec des groupuscules islamistes au cours des années passés. A suivre donc.

Dans les territoires occupés, outre une fracture entre la Bande de Gaza dirigée par le Hamas et sa figure de proue, le premier ministre Ismael Haniyeh et la Cisjordanie contrôlée par le Fatah de Mahmoud Abbas, des groupuscules extrémistes, que la situation dans les territoires et notamment à Gaza se développent. Le choix du pourrissement suivi avec zèle par le gouvernement israélien ne peut que se renforcer. Le Hamas, lui, devra un jour faire un choix et se transformer en véritable partenaire politique comme l'OLP autrefois. Les négociations, menées sous l'égide du Caire, concernant la libération du soldat franco-israélien Gilat Shalit avec des représentants du Hamas est un signe encourageant.

Au Moyen Orient :

En Irak, la situation sécuritaire s'est indéniablement améliorée cette année. 2008 annonçait déjà des résultats encourageants. Des ennemis d'hier se sont ralliés au régime du premier ministre sunnite Nouri Al Maliki, on pense ici au « Fils de l'éveil » tandis que la milice chiite d'un Moqtada Al Sadr ne fait plus parler d'elle depuis des mois. Sans doute que le retrait programmé des troupes américaines pour 2011 joue un rôle dans cette situation, chacun fourbissant ses armes en attendant d'en découdre plus tard. Ce qui est par contre certain, c'est que l'année 2009 a été l'année la moins meurtrière en Irak depuis l'invasion de ce pays en 2003. Le mois de décembre a été le premier mois en 6 années d'occupation ou l'armée américaine, qui vit certes désormais essentiellement dans des camps à l'extérieure des villes, n'a pas enregistré la moindre perte dans ces rangs. Le « surge » voulu par le chef des opérations en Irak d'alors, le général David Patraeus a donc porté ses fruits. Les 30 000 soldats supplémentaires (Sans compter les 7000 hommes promis par les partenaires de l'OTAN) qui seront envoyés en Afghanistan dans les mois qui viennent après une longue hésitation du président Obama auront-ils le même effet. A suivre.

Le Pakistan semble, lui, être devenu bien malgré lui le centre du djihadisme international depuis que ses principaux leaders ont été chassé d'Afghanistan en 2001. L'opération Liberté Immuable lancée par les États-unis et ses alliés de l'OTAN en octobre de cette année s'est terminée par un fiasco en décembre avec la fuite d'Oussama Ben Laden et de ses séides, l'armée américaine n'ayant pas mis assez de troupes à disposition sur le terrain. Les zones tribales frontalières, zone échappant en grande partie au pouvoir central d'Islambad sont donc devenus de parfaits refuges pour des hommes en fuite. Les attentats meurtriers commis par les anciens alliés d'hier entraînent un peu plus de morts chaque jour. Une vague d'attentats lancée en représailles de l'assaut de l'armée gouvernementale dans une zone tribale du Pakistan a entraîné plus de 500 morts en trois mois sans compter la centaine de victimes supplémentaires d'un attentat kamikaze commis sur un terrain de volley le 1er janvier dernier. Le Mouvement des talibans pakistanais semblent disposer d'un vivier de nouveaux candidats au martyr inépuisable mais également d'une quantité importante de munitions et d'explosifs. Les liens tissés patiemment pendant de longues années entre les groupes islamistes, clés importantes du jeu au Cachemire mais également en Afghanistan, et le pouvoir pakistanais, notamment au travers des services secrets de l'ISI n'ont sans doute pas été totalement rompu au lendemain du changement d'alliance radicale post 11 septembre. Rawalpindi, Lahore, Peshawar...ces noms de villes qui n'évoquaient rien chez nous hier, sont aujourd'hui la cible d'attentats.

La situation afghane est liée à celle du Pakistan.

En Asie :

L'insurrection islamiste dans le sud de la Thaïlande semble avoir été maté, avec crimes à l'appui, par le gouvernement de Bangkok tandis que l'Indonésie, premier pays musulman au monde, subit de temps à autre un attentat sur son territoire. Les séides de la Jamaah Islamaya, organisation liée à Al Qaïda semblent encore actifs même si le malaisien, Noordin Top, cerveau présumé des attentats de Bali de 2002 (Plus de 200 morts) a été tué par les forces de sécurités indonésiennes cette année.

En Asie centrale :

L'Asie Centrale post URSS a connu de nombreux attentats imputables à des groupes terroristes islamistes depuis l'éclatement de l'empire.  Le MIO, le Mouvement Islamique d'Ouzbékistan, hier actif dans la vallée du Ferghana, ne fait plus parler de lui, mais une partie de ses membres a rejoint le combat des talibans en Afghanistan, véritable centre de la guerre sainte contre le croisé occidental. Son chef,Taher Yoldashev serait d'ailleurs mort au Pakistan. Il faut également souligner que l'ensemble des régimes en place dans la région est d'essence autoritaire, combattant toute opposition, libérale ou islamiste. Le massacre d'Andijan en 2005 commis par le pouvoir d'Islam Karimov en Ouzbékistan est encore dans toute les mémoires de même que la guerre, opposant communistes et islamistes au Kirghiztan entre 1991 et 1996.

Et En Europe ?

La tentative d'assassinat du caricaturiste danois, Kurt Westergaard par un ressortissant somalien, appartenant sans doute aux milices Al Chaahab, qui sèment le sang et la mort dans son pays d'origine,  nous renvoie à l'assassinat du cinéaste Théo Van Gogh en pleine rue par un islamiste en novembre 2004 aux Pays-Bas. La liberté d'expression, le droit à la satyre politique, constitue pour certains une corruption morale et une attaque impardonnable contre le prophète qui mérite la mort.

La Russie connaît toujours des attentats terroristes dans le nord Caucase notamment en Ingouchie et au Daghestan mais le reste du pays n'est pas pour autant épargné en témoigne l'attentat commis en plein centre du pays avec l'express reliant Moscou à Saint Petersbourg en automne dernier.  Pour en revenir aux différentes petites républiques qui forment le Nord Caucase, Ramzan Kadyrov, le prince de Tchétchénie s'y verrait bien en « protecteur » général de cette région avec toutes les atteintes aux droits Cela fait bien longtemps que les nationalistes ont été éliminés de la résistance tchétchène au profit de combattants islamistes.

21/12/2009

Un silence

Pacelli-sort-Chancellerie.jpgEn déclarant « vénérable » Pie XII dans le but de le béatifier puis de la canoniser, le pape Benoît XVI et à travers son auguste personne, le Vatican tout entier, continue toujours, contre toute évidence, à nier la réalité des faits. Pour défendre le mutisme ou plutôt le silence assourdissant de Pie XII lors de la seconde guerre mondiale, les services pontificaux ressortent la fable selon laquelle le pape a privilégié la discrétion par crainte qu'une action ouverte ne nuise aux juifs et aux catholiques d'Europe.

Sachant que près de 6 millions de personnes dont une grande majorité de juifs sont morts dans les camps de concentrations ou d'exterminations de l'Europe Hitlérienne on voit mal comment une « action ouverte » du Vatican aurait pu nuire davantage aux enfants d'Abraham. Dans les derniers jours de la guerre d'ailleurs, alors que tout semblait perdu pour le régime d'Adolf Hitler, la priorité des transports ferroviaires était encore donnée aux convois de déportés vers les camps de la mort et non à ceux transportant des munitions pour les troupes allemandes en pleine débandade sur le front oriental.

Certains diplomates ont agi de manière discrète ou indirecte, notamment des représentants des pays neutres, pour sauver des chambres à gaz de nombreux juifs d'Europe. Certains ont pris de gros risques en négociant avec le chef de la SS, Himmler dans les derniers jours du IIIème Reich.

Le pape, lui, n'a que réagi mollement quand les troupes SS, occupant Rome à la suite de la demande d'armistice de 1943 et la chute provisoire de Mussolini, ont commencé à arrêter des centaines de juifs sous ses propres fenêtres (1021 Juifs italiens ont été envoyé ensuite en direction d'Auschwitz)

La réalité nous renvoi à deux aspects : Primo, une partie de l'Eglise considérait les juifs comme des déicides responsables collectivement de la mort de Jésus (Mais si il n'était pas mort sur le Golgotha il n'y aurait pas eu d'Eglise du tout, mais cela relève d'un autre débat....) Secundo, le bolchevisme était vu comme le mal absolu. Pour se protéger de ce dernier, il existait le nazisme, idéologie raciste considérée comme un véritable rempart européen contre les hordes communistes de Staline.

Heureusement à titres individuels, de nombreux croyants et religieux ont sauvé des milliers de vie, participés à des actions contre « l'ordre nouveau » en Europe que tentait d'imposer Hitler et ses sbires. Leurs noms peuplent l'allée des Justes à Jérusalem.

Pie XII aurait pu protester. N'oublions pas que c'est l'Eglise protestante allemande qui en protestant justement publiquement contre le programme A4 (Aktion 4) a sauvé des milliers de faibles d'esprits, de fous, d'infirmes du plan d'euthanasie général programmé par Berlin. Et cela ouvertement et non pas en adoptant une attitude toute en discrétion.

Le film Amen de Costa Gavras est à voir et revoir. S'inspirant librement du livre, le Vicaire, il présente le processus d'extermination et la folie meurtrière nazie et l'attitude plus que condamnable des hautes sphères du Vatican.

Le passé de l'Eglise catholique romaine refait surface ces derniers mois avec des révélations et des prises de positions plus affligeantes les unes que les autres : Abus sexuels, esclavagisme modernes dans des centres pour filles « perdues » en Irlande (Voir l'excellent Madgalene Sisters de Peter Mullan), violences dans des institutions en Australie, indemnisations records lors de procès pour pédophilie aux Etats-Unis, réconciliation avec une branche dissidente porteuse en son sein d'un avocat du négationnisme, présentation du préservatif comme instrument aggravant la pandémie du Sida....

Pour remédier à un besoin criant en liquidité, le Vatican a recours à un  marchandising digne d'un grand club de football européen. Jésus avait chassé les marchands du temple, l'Eglise a construit un temple avec l'argent des indulgences et entretient actuellement en vendant des produits en son sein comme dans tout magasin de supporters du ballon rond.  

04/12/2009

Aucun espoir ?

palestine.jpgLe gel du processus de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est une condition indispensable pour reprendre le processus de paix qui se traîne depuis les accords d'Oslo de 1993. Chaque jour, ce sont de nouvelles habitations qui se construisent en toute illégalité sur des terres palestiniennes. Chaque jour qui passe, c'est un peu plus de territoire palestinien qui est colonisé et annexé de fait à l'état hébreu. Comment ne pas qualifier de véritable cancer pour la paix toutes ces implantations illégales construites sur des terres palestiniennes. Trop longtemps, les gouvernements israéliens, de tout bord qu'ils soient travaillistes ou issus de la droite dure nationaliste (Likoud) ont laissé faire voir encouragé cette véritable gangrène. Gangrène, car ceux sont des pans entiers du futur état palestinien qui sont ainsi coupés, charcutés et annexés. Aujourd'hui, 300 000 colons juifs sont installés en Cisjordanie et près de 270 000 à Jérusalem Est. De part leurs présences, ils empêchent toute possibilité de créer un état palestinien viable. La Cisjordanie est morcelée et seule une opération de décolonisation massive pourrait y mettre un terme. Or ce sera presque impossible. Il suffit de se souvenir du désengagement israélien particulièrement difficile entrepris sous la houlette d'Ariel Sharon dans la bande Gaza en 2005. 8000 colons accaparaient, terres et routes comprises, près de 40% de ce minuscule territoire, laissant les 60% restant à 1,3 million de palestiniens.

Et pourtant, l'état hébreu ne peut plus remettre en cause la probité et l'honnêteté de son principal interlocuteur Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne depuis janvier 2005 Ce dernier est un interlocuteur crédible, ce qui n'était pas toujours le cas quand cette fonction était occupée par Yasser Arafat. Ce dernier, traité de terroriste par Tel Aviv, servait de prétexte de son vivant à toutes reprises du dialogue de paix entre palestiniens et israéliens. Mahmoud Abbas, las, a annoncé qu'il ne se représenterait pas à la prochaine élection présidentielle. Son successeur potentiel, Marouan Barghouti, croupi dans une prison israélien pour des peines cumulés atteignant 60 ans.

Pressé par les Etats-Unis de suspendre la colonisation, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu s'est engagé à geler ce processus pour 10 mois, gel qui ne s'applique pas à « la croissance naturelle » des colonies déjà existantes.

Les principaux problèmes.

Le mur de séparation construit par l'Etat hébreu après la vague d'attentats terroristes qui a ensanglanté Israël a permis de réduire à néant ces actes barbares. Cette idée, venu des rangs de la gauche travailliste a été utilisé à des fin d'annexions territoriales en Cisjordanie. En effet, le mur ne suit pas le tracé de 1967 et empiète à maintes reprises sur le territoire du futur état palestinien. Des agriculteurs palestiniens se voient ainsi séparés de leurs terres par ce qu'ils qualifient de mur de la haine, de mur de l'apartheid.

L'apartheid, un mot choc et pourtant. L'apartheid,  politique de ségrégation raciale mise en place en Afrique du Sud en 1948 a servi de prétexte pour la création de bantoustans avec des pouvoirs limités. N'est ce pas ce que nous allons observer en Palestine avec une Cisjordanie morcelée par le mur de séparation et les colonies, empêchant tout état viable et d'un seul tenant de voir le jour.

L'esplanade des mosquées est le troisième site religieux le plus important pour les musulmans après Médine et la Mecque. Et pourtant ce lieu sacré, qui mérite respect et considération est l'objet de provocations et de violences. L'esplanade des mosquées et une partie de Jérusalem appartiennent aux palestiniens conformément aux résolutions votées par l'ONU.

La Bande de Gaza est contrôlé depuis plus deux ans par les islamistes du Hamas. Emanation palestinienne de l'organisation égyptienne des Frères Musulmans, les islamistes du Hamas ont été soutenu en sous main à leur début par Israël, qui y voyait un bon moyen pour torpiller la coalition panarabe et laïc regroupée au sein l'OLP (Organisation pour la libération de la Palestine) de Yasser Arafat. A force de jouer avec le feu...Tôt ou tard, il faudra composer avec ces islamistes et une reconnaissance réciproque s'imposera d'elle-même. (Reconnaissance du Hamas comme force politique palestinienne contre une reconnaissance de l'état hébreu qui passe par l'abrogation de la charte de la formation islamique)

Le partage de la ressource en eau est également très important. Le Jourdain et le lac de Tibériade sont totalement contrôlés par Israël.

De plus, nier à un peuple le contrôle de ses frontières, de son espace aérien, de ses échanges commerciaux...c'est nier une nation, c'est empêcher cette dernière de bâtir un état viable.

Si l'Etat israélien veut continuer à reposer sur deux piliers, être à la fois juif et démocratique, alors il faut la création d'un état palestinien. Sans cela, les juifs se retrouveront minoritaires en Palestine et ils devront faire un choix entre leurs deux socles fondateurs.

Et nous dans tout ça?

La France a subi de multiples vexations au cours des années passées. Représentants diplomatiques retenus aux postes frontières, interdiction de se rendre dans la bande de Gaza pour Bernard Kouchner lors de son dernier voyage dans la région...et nous continuons de nous taire. Pression du lobby juif persiflerons certains, antisémites notoires sous couvert d'un antisionisme de circonstance alors que l'immense majorité de concitoyens de religion hébraïque partage, j'en suis certain, mon point de vue.

L'Europe, de part ses divisions, est souvent présenté comme un géant économique mais comme un nain diplomatique. Et pourtant, nous avons des moyens de pression autrement plus puissants que les Etats-Unis. 40% des exportations israéliennes parviennent sur notre vieux continent. Alors ?

La neutralité, c'est déjà faire un choix. Plus jamais, nous ne devons rester silencieux devant des crimes commis à grande échelle comme ceux pratiqués par une démocratie lors de l'opération Plomb durci avec ces centaines morts dont plus de 300 enfants!!

22/08/2009

Revue de presse

Petits points retenus de mes différentes lectures :


- La température moyenne des océans augmentent considérablement avec une hausse constatée de 5,5° cette année au large des côtes du Groenland pour une moyenne mondiale de 3°. Quelles seront les incidences sur les courants marins? Sur les espèces peuplant ces espaces outre l'incontournable ours polaire. "La température moyenne des océans de la planète était de 17 degrés Celsius en juillet, selon l'agence américaine des données climatiques. Il s'agit de la plus élevée jamais enregistrée depuis 1880, année où l'agence américaine a commencé à relever ses données. Le précédent record datait de 1998" (Source : Associated Press)

- Une montée du niveau des océans? Aujourd'hui des îles du Pacifique sont directement menacées et demain? Venise peut s'offrir des écluses géantes pour protéger la place Saint Marc, mais que feront d'autres villes, d'autres pays à l'instar du Bengladesh par exemple. En France il aurait été simple au nom de l'ouverture aux cariéristes, de nier cette réalité et de faire appel à notre dégraisseur de mammouth, notre Claude Alègre national.

- Deux cargos de la compagnie allemande Beluga Shipping GmbH ont entamé hier le premier voyage sans l'assistance de navire briseur de glace par le Passage du Nord-Est, que le changement climatique rend plus praticable, selon son directeur général. (Source : Reuters)

- Le thon rouge de Méditérannée est en voix de disparition. La France possède la flotte de pêche la plus moderne d'Europe et l'un des premiers ports de pêche méditérannéen se trouve à Sète. Notre pays propose, après des années de faux semblants et de pression du lobby des pêcheurs, de consacrer 20% de sa zone exclusive comme réserve. Très bien. Mais n'est il pas trop tard? (Source : Courrier International)

- Jacques Chirac serait 29ème dans le classement des personnalités préférées de français. Alors de deux hypothèses l'une : Soit son sucesseur est honni par une large frange de la population, à tel point qu'elle regrette les douze années de présidence "abracadabrantesque" qui ont fait le plus souvent "pschitt", soit les français ont la mémoire courte. Oublions ici les affaires d'emplois fictifs, du classement du château de Bity, des frais de bouche de la mairie de Paris (....) pour nous intéresser à l'avocat de la FNSEA et du lobby agricole en général, de l'agriculture intensive et des essais nucléaires de 1995 notamment. Et dire que l'environnement était l'un des thèmes les plus chers aux français..On n'y comprend plus rien.

- La désertification qui touche la région du Darfour au Soudan est l'une des origine des massacres commis par le régime d'Omar El Bachir depuis 2003. Entre 100 000 et 300 000 morts. Et dire que les guerres pour les ressources en eau, les terres arables n'ont pas encore commencé... (Source : Le Monde Diplomatique)

- Petite tape sur la main du président nigérien de la part de la France pour sa toute nouvelle modification constitutionnelle qui lui permet désormais d'être élu à vie. Et oui, notre indépendance énergétique, à savoir nos belles centrales nucléaires,...dépend de l'exploitation de mines d'uranium par Areva au Niger. Faisons abstration des conditions de travail et des mesures sanitaires sur place. La dernière fois que le CRI-RAD a voulu se rendre sur place, ses appareils de mesures ont été confisqués à l'aéroport de Niamey par les autorités. Oui mais l'énergie nucléaire ne produit pas de CO2 affirment en coeur ses avocats. Elle produit seulement des déchets radioactifs pour les millénaires à venir...(Conférence de la CRI-RAD)

- La Birmanie vient de condamner l'opposante Aung San Suu Kyi à 18 mois d'emprisonnement supplémentaires? Mais les bougres qui dirigent cette dictature militaire depuis 1988 ne sont pas si mauvais que ça. D'ailleurs, la pétrolière Total n'a jamais employé de mains d'oeuvres forcées pour construire ces pipelines selon un rapport pondu par un certain Bernard K, porteur de sac de riz naguère, consultant grassement rémunéré il y a peu. (Sources : Le Canard Enchaîne, Le Monde selon K de Pierre Péan)

- En restant dans le domaine du pétrole, remerçions la compagnie pétrolière Shell pour son implication dans le delta du fleuve Niger au Nigéria. On n'imagine pas le coût conséquent d'une dépollution totale de certaines zones.

-L'utilisation massive d'engrais en Bretagne, sur un sol qui de toute façon ne se prête pas à ce type de pratique et est lessivé à la première pluie, est à l'origine de la pillulation d'algues vertes sur le litorral. Ces algues vertes, qui ont connu un développement exponentiel, un bloom, empêchent toutes vies de se développer sous elles (Plus d'O2 et plus de rayons solaires). Seules les bactéries anaérobies (fonctionnant sans oxygènes) peuvent dégrader la matière et donc sont à l'origine des gaz (Hydrogène sulfuré notamment) à l'orgines d'incidents. (Source : Le Monde)

- Conchyliculteurs de nouveau touchés dans la baie d'Arcachon. Mais d'où peut on bien venir ces bactéries?

- Indiens d'Amérique du Sud menaçaient par la déforestion en Amazonie, qui serait bien plus importante que les chiffres officiels, déjà terribles, ne pouvaient le laisser entendre. (Source : Courrier International)

- L'Himalaya transformé en poubelle géante avec le tourisme de masse développé sur ces pentes et tous les déchets laissés sur place...(Source : Courrier International)

- Construction massive d'usine de désalinisation dans la péninsule arabique pour faire face aux besoins criant en eau pour le bettonage massif de projets immobiliers ubuesques. (Source : Un copain ayant travaillé au sultanat d'Oman)

Voilà un bref aperçu d'une revue de presse (Courrier International, Monde Diplomatique, Le Monde...). Ouf, nous en France, nous avons au moins le Grenelle de l'Environnement et un ministre efficace d'après Yann Artus-Bertrand. Yann qui? A oui, celui qui a financé son film grâce au groupe du milliardaire français François Pinault à la grande joie de notre envié publicitaire Jacques Ségéla, celui pour qui une vie est ratée à 50 ans si on n'a pas de Rolex au poignet. A ce titre notre omniprésident avec ses 37 500 euros au poignet l'a très bien réussi.

28/06/2009

Flore-i-lège.

Trichié fasciéeP1030612.JPG

Après une semaine de découvertes, de randonnées avec de jeunes pousses drômoises, je vous propose une échauche, un flore-i-lège des différentes plantes rencontrées sur la commune de Lus La Croix Haute.

Aronce dioïque P1030669.JPG

 Aronce dioque

Campanules des AlpesP1030036.JPG

Campanule des montagnes. (Espèce rare et protégée)

Centaurée jacée P1040119.JPG

La centaurée jacée, commune mais tellement splendide...

Céphalantère P1030616.JPG
Céphalentère (Famille des Orchidacées)
Dame d'onze heures P1030250.JPG
La fameuse Dame d'onze heures.
Coronille P1040187.JPG
La Coronille bigarée

Flore P1030045.JPG

Gagée jaune P1020475.JPG
 
La Gagée jaune
 Gentiane à longues feuilles Luz la Croix Haute, mai 2009 062.jpg

La Gentiane à longues feuilles

Globulaire à feuilles en coeur juin 2009 008.jpg
Globulaire à feuilles en coeur.
Héliantheme à grandes fleurs P1030156.JPG

Helianthème à grandes fleurs.
Knautie P1040143.JPG
Lis Martagon P1030986.JPG
Oeillet.JPG
Un membre de la famille des Oeillets



Orchis bruléP1030077.JPG
Orchis Brûlé
Silène enflée P1030058.JPG
Petit groupement de Silènes enflées.
Vulnéraire Luz la Croix Haute, mai 2009 016.jpg
L'Anthylle vulnéraire commune